19.10.2014 à 14:25

EbolaLa sécurité pose problème à la mission suisse au Libéria

La mission de reconnaissance au Libéria, touché par l'épidémie du virus Ebola, devra avant tout clarifier les conditions de sécurité. Le problème d'une éventuelle contamination se pose moins.

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Des chercheurs ont découvert un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola en analysant le sang d'un survivant de la dernière épidémie en Afrique. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un premier vaccin doté d'une efficacité étendue. (Jeudi 18 mai 2017)

Des chercheurs ont découvert un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola en analysant le sang d'un survivant de la dernière épidémie en Afrique. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un premier vaccin doté d'une efficacité étendue. (Jeudi 18 mai 2017)

Keystone
Un vaccin contre Ebola, mis au point par des chercheurs canadiens, fera prochainement l'objet d'une nouvelle phase d'essais cliniques. (Mardi 18 octobre 2016)

Un vaccin contre Ebola, mis au point par des chercheurs canadiens, fera prochainement l'objet d'une nouvelle phase d'essais cliniques. (Mardi 18 octobre 2016)

Keystone
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la fin de l'épidémie Ebola en Guinée. (Mercredi 1er juin 2016)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la fin de l'épidémie Ebola en Guinée. (Mercredi 1er juin 2016)

AFP

«La sécurité est le facteur décisif», a expliqué le ministre de la défense Ueli Maurer ce dimanche 19 octobre dans une interview à la Zentralschweiz am Sonntag et à l'Ostschweiz am Sonntag. Le Libéria connaît une «situation proche de la guerre civile avec des enfants soldats et des choses similaires».

Ueli Maurer se demande donc ce qui se passera «si brusquement des Blancs surgissent et atterrissent quelque part en hélicoptère». Il n'exclut pas que la mission suisse pour transporter du personnel humanitaire ou médical ainsi que du matériel ne puisse pas voir le jour.

Beaucoup de questions ouvertes

La mission de reconnaissance doit d'abord clarifier «si nous sommes dans un camp avec d'autres nations» ou si la Suisse doit prévoir son propre détachement de sécurité.

En outre, il s'agit de savoir où l'engagement suisse pourra être intégré. La Suisse a besoin de partenaires, précise le ministre de la défense. «Nous devons savoir qui c'est, quelle infrastructure est à disposition et s'il faut éventuellement la compléter». Les Américains sont les plus présents.

En raison de toutes ces questions, il est encore impossible de dire si et combien de soldats suisses participeront à une mission humanitaire. «Du côté de l'armée, nous partons d'un besoin de 60 à 70 personnes. La difficulté, c'est qu'il en faut bien davantage», pour assurer un tournus du personnel.

Le Conseil fédéral avait décidé à sa séance de mercredi d'examiner un soutien à la mission de l'ONU dans la lutte contre Ebola. Seuls des volontaires seront recrutés tant pour la mission de reconnaissance que pour un engagement humanitaire. Le gouvernement a également décidé d'en faire profiter en priorité le Libéria.

En reconstruction

Ce pays d'Afrique de l'Ouest se trouve depuis 2003 dans un processus de reconstruction après une longue période de guerre civile.

La situation est qualifiée de fragile, mais s'est «améliorée dans de larges parties du pays» depuis l'accord de paix, estime le Département fédéral des affaires étrangères dans ses recommandations de voyage. Les risques sont considérés comme élevés en particulier dans la zone frontalière avec la Côte d'Ivoire.

(ats)

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