27.08.2015 à 11:50

ImmigrationLa Serbie et la Macédoine appellent l'UE à agir

Des dizaines de milliers de migrants tentent de rejoindre l'Union européenne à travers la «route des Balkans de l'Ouest». Un plan d'urgence est demandé par la Serbie et la Macédoine.

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Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)

Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)

Marko Djurica, Reuters
A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)

A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)

Stoyan Nenov, Reuters
Peu après 5 heures, un petit ferry, Lesvos, et un catamaran plus imposant, Nezli Jale, ont embarqué un total de 131 personnes (Lundi 4 avril 2016).

Peu après 5 heures, un petit ferry, Lesvos, et un catamaran plus imposant, Nezli Jale, ont embarqué un total de 131 personnes (Lundi 4 avril 2016).

Keystone

La Serbie et la Macédoine ont appelé ce jeudi l'UE à agir au cours du sommet de Vienne consacré à la crise des migrants.

L'afflux en Hongrie depuis la frontière serbe s'est poursuivi mercredi et un nouveau record a été enregistré avec 3'241 arrivées.

Les deux pays sont parmi les plus importants points de passages des dizaines de milliers de migrants qui tentent de rejoindre l'Union européenne à travers la «route des Balkans de l'Ouest».

«Nous faisons face à la plus grande crise de réfugiés depuis la Seconde Guerre mondiale. C'est une vraie migration de peuples et la Serbie est un pays de transit», a déclaré le ministre serbe des Affaires étrangères Ivica Dacic lors d'une conférence de presse. «Je crois que l'Union européenne doit proposer un plan d'action et puis nous demander de nous y joindre. Je vais être très direct, nous sommes en train de supporter le poids du problème», a-t-il dit.

Barrières bientôt construites

Son homologue macédonien Nikola Poposki a souligné que son pays accueillait chaque jour 3000 migrants venant de la Grèce voisine. «A moins d'avoir une réponse européenne à cette crise (...), personne ne doit nourrir l'illusion que cela peut être réglé», a dit le ministre. «Nous devons agir maintenant, et nous pouvons probablement le faire avec cette conférence de Vienne, et trouver une solution européenne».

Parmi les réfugiés arrivés mercredi en Hongrie, pour la plupart originaires de Syrie, d'Afghanistan ou du Pakistan, figurent près de 700 enfants. La plupart ont franchi la frontière en empruntant la voie ferrée près du village de Roszke, une des seules zones où la clôture métallique érigée par la Hongrie ne s'élève pas encore.

Les arrivées de migrants se sont intensifiées avant la fin de la construction, le 31 août, de cette clôture le long de la frontière de 175 km avec la Serbie. Une barrière de quatre mètres de haut est également en construction.

140'000 arrivées

La Hongrie est confrontée à un afflux sans précédent de migrants avec plus de 140'000 arrivées depuis le début de l'année, soit plus du double du total de l'année 2014.

Pour faire face à l'afflux de migrants, le chef de la police a annoncé que plus de 2100 policiers, des «chasseurs de la frontière» selon la terminologie officielle, allaient effectuer des patrouilles.

Dans le même temps, le parti au pouvoir, le Fidesz, veut demander au Parlement d'autoriser le déploiement de l'armée à la frontière avec la Serbie afin d'aider à contenir le flot de migrants, a annoncé mercredi un de ses responsables.

(ats)

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