Football - La SFL veut davantage de places pour les jeunes joueurs suisses
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FootballLa SFL veut davantage de places pour les jeunes joueurs suisses

La Swiss Football League a adopté une série de mesures pour limiter la présence de joueurs étrangers dans ses équipes de Super et Challenge League. Le nombre de prêts et d’éléments non formés localement sera adapté dès la saison 2022-2023.

par
Emile Perrin
La SFL veut plus de joueurs comme le jeune zurichois Fabian Rohner.

La SFL veut plus de joueurs comme le jeune zurichois Fabian Rohner.

Freshfocus

La Swiss Football League a entamé sa mue. Mercredi, 18 des 20 clubs des deux premières divisions ont jeté les bases d’une nouvelle structure et approuvé quelques modifications de règlements.

Côté terrian, les clubs ont approuvé le maintien des cinq changements lors de la saison 2021-2022 instaurés suite à la pandémie de Covid-19. S’il est acquis que cette mesure entrera en vigueur en Challenge League, son application en Super League est encore à mettre au conditionnel. Elle deviendra effective si l’IFAB (l’instance internationale qui régit les lois du jeu) confirme l’option des cinq changements.

En outre, le nombre de joueurs prêtés venant de l’étranger sera à l’avenir limité à six, dont trois issus du même club. Cette mesure, qui vise à encourager l’intégration des jeunes joueurs, entrera en vigueur lors de la saison 2024-2025. Les saisons 2022-2023 et 2023-2024 seront transitoires, avec une restriction à respectivement huit et sept prêts (sans limite quant au club de provenance).

Comité plus représentatif

En outre, pour équilibrer le ratio entre joueurs suisses et étrangers, les clubs n’auront droit qu’à 13 joueurs non formés localement dans leur liste de contingent de 25 joueurs, contre 17 aujourd’hui. Cette mesure s’appliquera dès la saison 2023-2024. La limite est fixée à 15 pour l’exercice 2022-2023.

Enfin, la Swiss Football League a également revu sa structure. L’instance souhaite une séparation plus marquée entre la gestion stratégique et opérationnelle. En clair, le CEO et la direction seront responsables de l’organisation et du déroulement des compétitions. Le président du comité exercera désormais une fonction de surveillant, à l’image d’un président de conseil d’administration.

En outre, la répartition des neuf membres du comité – qui seront élus lors de l’assemblée générale du 18 novembre prochain – a été établie. Au moins deux d’entre eux devront être issus de clubs de Challenge League. Deux devront représenter la Suisse romande ou italienne. Et au minimum un membre ne devra occuper aucune fonction auprès d’un club afin d’être ainsi considéré comme indépendant.

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