Assouplissements Covid-19: «La situation n’est pas très bonne. Elle se dégrade»
Actualisé

Assouplissements Covid-19«La situation n’est pas très bonne. Elle se dégrade»

Lors du débat d’actualité mercredi matin au National sur le Covid-19, le ministre en charge de la Santé s’est montré pessimiste. Trois des quatre critères pour alléger les mesures ne sont pas réunis.

par
Eric Felley
Pour Alain Berset, la situation actuelle reste très délicate à gérer, car elle se dégrade, alors que la pression est forte pour rouvrir.

Pour Alain Berset, la situation actuelle reste très délicate à gérer, car elle se dégrade, alors que la pression est forte pour rouvrir.

AFP

«Aujourd’hui, nous devons constater que trois des quatre critères mis en place en février ne sont déjà pas remplis pour la suite. Pour cette raison-là, nous avons une situation que nous devons observer de manière très fine, mais nous avons également toujours dit que nous refusions les automatismes et que nous souhaitions que ces critères servent d’orientation sans qu’ils aboutissent à des automatismes pour les ouvertures ou les fermetures.» C’est en ces termes que le conseiller fédéral Alain Berset s’est adressé au Conseil national ce mercredi matin à l’occasion du débat d’actualité consacré au Covid-19.

Le conseiller fédéral a poursuivi sur un ton pessimiste: «Cela dit, la situation aujourd’hui n’est pas très bonne. Elle se dégrade. Le Conseil fédéral se repenchera sur cette situation à la fin de cette semaine pour voir ce qu’il sera possible de faire en constatant que, jour après jour, on en apprend toujours un peu plus…»

Ces indices sont devenus négatifs ces derniers jours

Alain Berset, conseiller fédéral

Interpellé par des parlementaires du groupe UDC qui voulaient en savoir plus sur les perspectives d’ouverture, Alain Berset a précisé: «Le Parlement voulait des critères, les cantons voulaient des critères. Nous avons soumis ces critères pour consultation en février et ils ont été acceptés. Le problème que nous avons maintenant est que trois de ces quatre critères sont négatifs (ndlr: le taux de reproduction, le taux de positivité des tests et l’incidence à 14 jours). Ils sont devenus négatifs ces derniers jours et la situation n’a fait que se compliquer. En d’autres termes, il ne nous est pas facile de savoir comment procéder dans ce contexte.»

Ces précisions du ministre, faites aujourd’hui devant le Parlement, rendent difficile le fait d’apprécier si les mesures d’assouplissement annoncées par le Conseil fédéral, vendredi 12 mars, pourront être confirmées. Selon cette annonce, le 22 mars, certains lieux de loisirs et de divertissement pourraient rouvrir en accueillant, dans un premier temps, jusqu’à 50 personnes assises et masquées pour autant que leur capacité totale soit trois fois plus grande. Les rencontres à l’intérieur avec 10 personnes pourraient être autorisées. Les terrasses des restaurants sont aussi concernées, mais la date d’ouverture n’a pas été précisée. Tout cela reste plus que jamais au conditionnel.

Votre opinion

351 commentaires