Actualisé 07.12.2016 à 14:24

PayerneLa société Swiss Space Systems en mauvaise posture

La révocation de l'ajournement de faillite de la société aérospatiale, basée à Payerne, a été demandée devant la justice vaudoise.

Pascal Jaussi, fondateur et CEO de la société Swiss Space Systems, en mars 2013 à Payerne.

Pascal Jaussi, fondateur et CEO de la société Swiss Space Systems, en mars 2013 à Payerne.

ARCHIVES, Keystone

La société aérospatiale Swiss Space Systems (S3) basée à Payerne (VD) est en très mauvaise posture. La révocation de l'ajournement de faillite a été demandée devant la justice vaudoise. La décision devrait tomber dans les jours à venir.

«Oui, j'ai demandé la révocation», déclare mercredi l'agent d'affaires qui représente deux ex-employés de S3. Il revenait sur les informations de différents médias à propos de l'audience qui s'est tenue la veille devant le Tribunal d'Yverdon-les-Bains.

Patron absent

Le patron de S3, Pascal Jaussi, ne s'est pas présenté mardi, laissant la place à sa femme et à sa soeur. L'Office des poursuites de la Broye-Vully a confirmé que dix nouvelles poursuites s'étaient encore ajoutées depuis l'audience de septembre. L'ajournement de faillite est prévu jusqu'au mois de mars.

La société S3 veut lancer des minisatellites et organiser des vols en apesanteur. En août dernier, Pascal Jaussi affirme avoir été agressé dans les bois d'Aumont (FR). Dans les jours qui ont suivi, les graves difficultés financières de l'entreprise sont apparues sur la place publique.

Payer les salaires

Dans l'espoir de trouver des bailleurs de fonds, S3 a bénéficié de soutiens publics. Le canton de Vaud a accordé un prêt de 500'000 francs en août 2015 pris sur le Fonds de lutte contre le chômage, précise le Département de l'économie et du sport (DECS).

La volonté était de payer les salaires et de permettre à la société de continuer à chercher des investisseurs, a précisé le DECS en revenant sur l'information de la RTS. En avril dernier, une augmentation de capital de près de 30 millions de francs a été promise.

La commune de Payerne s'est également engagée. Elle a renoncé au printemps 2015 à 1,1 million de francs lié à un contrat de vente sur un terrain destiné à S3. «Oui, c'est un manque à gagner, relève la syndique Christelle Luisier. Mais ce n'est pas une perte, ce terrain nous appartient toujours».

Soutenir une start-up

Il n'y a pas d'argent qui soit sorti de la trésorerie communale, poursuit l'élue. Payerne voulait soutenir une start-up qui avait besoin d'un coup de main.

(ats)

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