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TransportLa société Uber offre ses services à Lausanne

Après Zurich, Bâle et Genève, la plate-forme technologique qui permet de commander une voiture ou un chauffeur depuis son smartphone débarque dans la capitale vaudoise.

Pour le directeur général d'Uber, Steve Salom, l'arrivée de sa société à Lausanne est «une suite logique de l'expansion de la plate-forme».

Pour le directeur général d'Uber, Steve Salom, l'arrivée de sa société à Lausanne est «une suite logique de l'expansion de la plate-forme».

Keystone

Dès jeudi midi, les Lausannois peuvent bénéficier des prestations d'Uber. La société leur propose un service de transport à la demande entre particuliers qu'elle qualifie de covoiturage. Du côté des taxis traditionnels, cette nouvelle concurrence est observée avec circonspection.

Après Zurich, Bâle et Genève, la plate-forme technologique qui permet de commander une voiture ou un chauffeur depuis son smartphone débarque dans la capitale vaudoise. Pour le directeur général d'Uber, Steve Salom, il s'agit là «d'une suite logique de l'expansion de la plate-forme».

S'il s'est refusé jeudi devant la presse à révéler le nombre de véhicules et de chauffeurs à Lausanne, le directeur précise que l'expérience débute avec une disponibilité limitée. «Il faudra peut-être attendre un peu au début, ça peut être frustrant. Mais rapidement, nous allons grandir et diminuer les temps d'attente».

Un flou juridique

Tout comme à Zurich et Bâle, le modèle proposé à Lausanne (UberPOP) est présenté par la société comme une solution de covoiturage. Mais pour Nicole Favre, directrice de centrale chez Taxis Service à Lausanne, le flou règne. «Le covoiturage signifie qu'il y a uniquement un partage des frais. Il me semble qu'il s'agit plutôt là d'un modèle hybride entre covoiturage et taxi».

Celle à qui l'entrée à la conférence de presse d'Uber a été refusée reste cependant calme. «Avec les informations dont je dispose, j'ai même le sentiment que c'est du taxi déguisé, mais on verra bien. Je ne suis pas plus inquiète face à Uber que face au reste de la concurrence».

Plaintes et interdictions

Pour rappel, l'arrivée d'Uber à Genève l'an dernier ne s'est pas faite sans heurt. Deux actions en justice sont d'ailleurs pendantes. L'une, émanant des taxis professionnels, qualifie l'activité d'Uber de concurrence déloyale. Dans la cité de Calvin, la société propose toutefois un service différent (UberX) avec des chauffeurs professionnels.

Fondé en 2009, Uber a déjà été interdit par décision de justice dans plusieurs villes allemandes. En France, en octobre dernier, la branche française a été condamnée à une amende de 100'000 euros pour «pratiques commerciales trompeuses» après avoir présenté UberPOP comme du covoiturage. Uber a fait appel de cette décision. Reste que l'application a été interdite par le gouvernement français depuis le 1er janvier.

(ats)

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