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Boris JohnsonLa «solution à deux Etats», la seule «viable»

Le chef de la diplomatie britannique a rappelé, dans une tribune publiée dimanche, la position de Londres sur la question israélo-palestinienne.

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Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

Les funérailles de la secouriste de 21 ans Razan al-Najjar, tuée vendredi par des tirs israéliens, ont eu lieu samedi à Gaza. (Samedi 2 juin 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

Les Etats-Unis ont opposé leur veto à l'ONU contre une résolution appelant à protéger les Palestiniens de Gaza et en Cisjordanie occupée. (Vendredi 1 juin 2018)

AFP
Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

Une Palestinienne de 21 ans a été tuée par l'armée israélienne lors de nouveaux heurts à Gaza vendredi, portant à 123 le nombre de morts palestiniens depuis le 30 mars. (Vendredi 1 juin 2018)

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La «seule solution viable» au conflit entre Israël et les Palestiniens est une «solution à deux Etats» impliquant la création d'un Etat palestinien indépendant, a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson.

Dans un texte publié dimanche par le quotidien The Telegraph, M. Johnson a rappelé la position de Londres sur la question israélo-palestinienne, à l'approche du centième anniversaire de la Déclaration Balfour.

Dans sa lettre publiée le 2 novembre 1917, Lord Balfour, un prédécesseur de M. Johnson, appelait à «la création en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif». Cette initiative de Londres avait été une étape importante dans le processus qui allait conduire en 1948 à la proclamation de l'indépendance de l'Etat d'Israël.

«Je n'ai aucun doute que la seule solution viable au conflit ressemble à celle qui a été initialement mise sur le papier par un autre Britannique, Lord Peel, dans le rapport de la Commission royale sur la Palestine en 1937, c'est-à-dire la vision de deux Etats pour deux peuples», a écrit M. Johnson.

«Donner à un peuple persécuté un foyer sûr»

Ce rappel de la position britannique intervient avant l'arrivée à Londres du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui vient célébrer l'anniversaire du 2 novembre. M. Johnson a relevé «l'incontestable objectif moral» de la Déclaration Balfour, «donner à un peuple persécuté un foyer sûr». Mais il a estimé que la disposition du document appelant à protéger les intérêts des communautés existantes dans la Palestine historique «n'a pas été entièrement réalisée».

La position de la Grande-Bretagne est celle de «deux Etats indépendants et souverains» avec Jérusalem comme «capitale partagée», a rappelé M. Johnson.

«Les frontières devraient être basées sur les lignes (d'armistice, ndlr) telles qu'elles étaient le 4 juin 1967 -veille de la Guerre des Six Jours-, avec des échanges de terres équitables, pour refléter les intérêts nationaux, sécuritaires et religieux des peuples israélien et palestinien», a détaillé le secrétaire au Foreign Office.

Un tel règlement devrait comporter des arrangements pour la sécurité d'Israël, a ajouté M. Johnson. Concernant les Palestiniens, il devrait «respecter leur souveraineté, assurer la liberté de mouvement et démontrer que l'occupation est terminée», a-t-il dit.

(AFP)

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