France: La statue de la ville était une contrefaçon
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FranceLa statue de la ville était une contrefaçon

Tarbes avait acheté et installé le monument représentant un cheval cabré il y a 18 ans. Mais il ne serait qu’un plagiat d’une sculpture dont l’artiste original vient de porter plainte. La ville a retiré l’objet controversé.

par
Michel Pralong
Jusqu’à aujourd’hui, personne n’avait trouvé à redire de la statue du cheval cabré.

Jusqu’à aujourd’hui, personne n’avait trouvé à redire de la statue du cheval cabré.

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L’artiste lésé n’a pas réagi au triple galop. Mais peut-être ignorait-il la présence d’un plagiat de l’une de ses œuvres en ville de Tarbes. Pourtant, ce cheval se cabre à cet endroit depuis 18 ans. En 2002, à l’occasion du salon des maires de France, la Municipalité avait en effet acheté cette statue, signée Christian Maas, pour 30 000 euros. Plusieurs autres communes en avaient également acquis.

Mais, raconte France 3 Occitanie, il y a quelques semaines, la mairie reçoit un courrier de l’avocat d’un artiste nommé Frédéric Jager. Ce dernier dit être l’auteur d’une «Fontaine aux chevaux» dont il a tiré plusieurs versions du Cheval cabré. Mais celui qui trône à Tarbes ne serait qu’un moulage de l’un des siens, dont le plagiaire aurait chauffé la cire pour déformer un peu la tête. Et cela aurait été fait dans une fonderie à Taïwan, rajoute Frédéric Jager qui poursuit l’auteur de ces copies depuis plusieurs années.

Déboulonnée

Concernant celle de Tarbes, le sculpteur a demandé soit une forte somme en dommages et intérêts, soit son retrait. La mairie, qui précise avoir agi en toute bonne foi à l’époque, a vite réagi en enlevant le cheval pour ne laisser qu’un socle vide, écrit-elle. Mais elle va lancer un concours pour la remplacer. Pourquoi pas par un original de sculpteur plagié, s’il se lance?

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