ONU: La Suisse débloque 24,5 millions pour participer au Conseil de sécurité

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ONULa Suisse débloque 24,5 millions pour participer au Conseil de sécurité

Le Conseil fédéral a alloué 24,5 millions de francs entre 2020 et 2025 pour la candidature et la participation de la Suisse au Conseil de sécurité de l’ONU. Un tel investissement divise toutefois au Parlement.

La Suisse «devrait avoir son mot à dire au Conseil de sécurité de l’ONU», avait annoncé la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga le 30 octobre.

Keystone

La Suisse dispose d’une enveloppe de 24,5 millions entre 2020 et 2025 pour soutenir sa candidature pour une place de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU en 2023-2024. Quatre cinquièmes de cette somme sont pris sur d’autres postes du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Vingt-cinq postes de travail supplémentaires sont créés durant la campagne, précise dimanche un porte-parole du DFAE, confirmant des informations parues dans «Le Matin Dimanche».

Malte et la Suisse sont les deux candidats aux deux sièges du bloc régional européen à l’élection de juin 2022 à New York. Le Conseil de sécurité est composé de 15 membres, dont cinq permanents.

«Un plus pour la paix»

La Suisse se présente avec le slogan «Un plus pour la paix». Il décrit divers aspects de la Suisse: son travail en matière de politique de paix, son engagement en faveur du droit international humanitaire, de l’aide humanitaire et des droits de l’homme, ses efforts pour mettre en œuvre l’Agenda 2030 pour le développement durable et l’importance de la Genève internationale.

La Suisse a présenté à la fin du mois d’octobre sa candidature aux représentants des missions auprès de l’ONU à New York. Un siège non permanent au sein de la plus haute instance de l’ONU permettrait à la Suisse de «s’engager à réaliser ses objectifs de politique étrangère et de mettre ses forces au service de la paix et de la sécurité», estime le Conseil fédéral.

Parlement divisé

Un tel investissement divise toutefois au Parlement. Pour le conseiller national Yves Nidegger (UDC/GE), «vingt-quatre millions de francs, c’est un peu cher payé pour des problèmes». Son collègue Fabian Molina (PS/ZH) estime au contraire l’investissement justifié car cette «candidature est une chance de montrer à l’ONU l’engagement de notre pays et à notre population l’intérêt d’avoir un multilatéralisme qui fonctionne».

Le journal rappelle à titre de comparaison que le Conseil fédéral a investi 23 millions pour l’exposition universelle de Milan en 2015 et était prête à débourser 8 millions en 2017 pour soutenir la candidature de Sion 2026 aux Jeux Olympiques.

(ATS/NXP)

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