23.03.2020 à 10:26

OlympismeLa Suisse doit-elle renoncer à Tokyo? Notre sondage

Swiss Olympic doit-elle faire comme le Canada et refuser d'envoyer ses athlètes au Japon? La question est d'actualité.

von
Sport-Center
Keystone

Le Comité national olympique canadien a pris une décision forte, dimanche soir. Il a décidé, en concertation avec sa commission des athlètes, de retirer sa délégation des Jeux olympiques de Tokyo (24 juillet au 9 août); tout en appelant le CIO à repousser les joutes de la 32e olympiade de douze mois. «Même si nous comprenons parfaitement les difficultés liées à un report, rien ne saurait être plus important que la santé de nos athlètes et de la communauté internationale», écrit l'instance canadienne.

Pressions sur le CIO

La Suisse, via Swiss Olympic, doit-elle s'inspirer de cette mesure de précaution? Chaque association nationale fait face à cette question depuis que le Canada a ouvert une brèche. Or cette question, nous vous la posons. Pensez-vous qu'il est responsable de la part d'un comité national de prendre les devants en suivant ses convictions? Ou au contraire, considérez-vous qu'une instance nationale a pour fonction de s'aligner sur les positions du CIO?

L'entraînement, facteur de risque

Pour justifier sa décision, le CO canadien écrit que sa démarche dépasse la simple protection de ses athlètes. «Avec les risques liés au Covid-19, il n'est pas raisonnable pour nos athlètes, leur famille et toute la communauté canadienne qu'ils continuent à s'entraîner en vue des JO. En réalité, cela va même à l'encontre des recommandations de santé publique que nous imposons à tous les Canadiens.»

Une remarque là aussi applicable à la Suisse, laquelle continue d'accueillir - selon un protocole sanitaire strict - des athlètes dans ses centres d’entraînement de Macolin (BE) et de Tenero (TI).

M. A.

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