Curling: La Suisse en finale, Benoît Schwarz est aux anges

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CurlingLa Suisse en finale, Benoît Schwarz est aux anges

L’équipe de Suisse masculine n’est plus la même mais elle est toujours aussi performante. À Östersund, elle s’est qualifiée pour la finale des Championnats d’Europe.

par
Pascal Bornand
Yannick Schwaller et les Suisses sont assurés de remporter une médaille.

Yannick Schwaller et les Suisses sont assurés de remporter une médaille.

AFP


Le curling suisse a réussi sa mue. La refonte de ses équipes de pointe, orchestrée au lendemain des Jeux olympiques de Pékin, n’a pas altéré son niveau de performance. Après Silvana Tirinzoni et le CC Aarau, Yannick Schwaller et ses coéquipiers du CC Trois-Chêne Genève se sont à leur tour qualifiés pour la finale des Championnats d’Europe en venant à bout de la Suède (6-3). Après les dames, opposées au Danemark (9h.), ils y affronteront, ce samedi dès 13h, l’Écosse du skip Bruce Mouat, lauréate en titre.

À Östersund, l’équipe masculine vit une semaine de rêve. Un seul écueil – une défaite face à l’Italie du Genevois Joël Retornaz – a entaché un parcours sans faute. En demi-finale, comme déjà lors du round robin, elle a pris le meilleur sur le champion olympique en titre, privé il est vrai de son skip historique, Niklas Edin, blessé à un genou. C’est en volant trois pierres aux Suédois lors des 7e et 8e rounds que la Suisse a forcé la décision. «Oskar Eriksson a commis quelques erreurs qui nous ont facilité la tâche», commente Benoît Schwarz.

Le Genevois est aux anges. La retraite de ses potes Peter de Cruz et Valentin Tanner, avec lesquels il a remporté huit médailles internationales durant la dernière décennie, dont le bronze olympique à PyeongChang, n’a pas prêté à conséquence. Le renfort du Soleurois Yannick Schwaller, un curler d’expérience, vice-champion d’Europe en 2019 derrière Edin, et du Lausannois Pablo Lachat, un néophyte de 22 ans, a permis de reconstituer un quatuor de choc.

«L’équipe est parfaitement équilibrée. Comme nos premiers tournois au Canada l’avaient démontré, on est tous super forts à notre poste», se félicite Benoît Schwarz. Et d’ajouter, fier du travail accompli ces derniers mois, mais aussi ces dix dernières années avec le Team de Cruz: «on joue dans la continuité, en parfaite harmonie, sans maillon faible, et c’est magnifique».

Reste un dernier match à disputer et un… premier titre à conquérir. Correction! Un deuxième pour le Bernois Sven Michel, champion d’Europe en 2013 à Stavanger avec un remplaçant nommé Schwarz. «Ce sera une finale très disputée, qui se jouera sur la forme du moment. Notre succès 7-2 face aux Écossais lors du robin round nous octroie un petit avantage psychologique. Mais il faudra se montrer à nouveau solide pour le rééditer», conclut le Genevois. À l’entendre, il n’en doute pas.

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