Troisième dose du vaccin  – La Suisse est en retard sur ses voisins 
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Troisième dose du vaccin La Suisse est en retard sur ses voisins

Alors que de plus en plus de personnes vaccinées se retrouvent à l’hôpital, Swissmedic étudie les demandes d’autorisation de la dose de rappel de Moderna et Pfizer. Mais elles prennent du temps.

Alors que la plupart de nos voisins ont franchi le pas, cette troisième piqûre, déjà autorisée dans l’Union européenne et aux États-Unis, n’a toujours pas été homologuée en Suisse.

Alors que la plupart de nos voisins ont franchi le pas, cette troisième piqûre, déjà autorisée dans l’Union européenne et aux États-Unis, n’a toujours pas été homologuée en Suisse.

AFP

Depuis quelques semaines, la question de la troisième dose de rappel se fait de plus en plus forte en Suisse. En cause: un nombre croissant de personnes vaccinées, contaminées par le Covid-19, qui se retrouvent à l’hôpital. Alors que la plupart de nos voisins ont franchi le pas, cette troisième piqûre, déjà autorisée dans l’Union européenne et aux États-Unis, n’a toujours pas été homologuée en Suisse.

Interrogé par «NZZ am Sonntag», le directeur de Swissmedic, Raimund Bruhin, dit étudier les demandes d’autorisation déposées par les fabricants de vaccins Moderna et Pfizer. Il défend ce retard sur nos voisins: «Nous ne sommes pas les seuls responsables de la durée d'une telle procédure. Les entreprises pharmaceutiques sont également concernées.» Ainsi, les États-Unis et l'Union européenne auraient été approchées avant la Suisse.

À la question de savoir quand la troisième dose sera concrètement autorisée par l’autorité de surveillance sanitaire, le directeur explique qu’elle devrait être approuvée dans les «jours et semaines» qui suivent la demande d’homologation des entreprises pharmaceutiques, qui a eu lieu à la mi-septembre. Il ne manque pas de souligner que «la Suisse a été le premier pays d'Europe occidentale à approuver la vaccination en décembre dernier».

7700 doses administrées à titre exceptionnel

En Suisse, la troisième dose n'est actuellement recommandée que pour les groupes de personnes gravement immunodéprimées. Selon l'OFSP, elle a été administrée près de 7700 fois sur des personnes souffrant d’un cancer ou ayant subi une greffe.

(szu)

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