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FootballLa Suisse et la Croatie se séparent sur un match nul

Olic a répondu à Drmic à chaque fois. Suisses et Croates se sont donc quittés bons amis (2-2) grâce aux doublés des joueurs précités.

Steffen Schmidt, Keystone

Le doute n'est déjà plus permis: Josip Drmic emmènera l'attaque de l'équipe de Suisse le 15 juin prochain à Brasilia contre l'Equateur. La sélection nationale a partagé l'enjeu avec la Croatie 2-2.

L'attaquant de Nuremberg a été le grand homme de la rencontre amicale qui a vu la Suisse partager l'enjeu à Saint-Gall devant la Croatie (2-2). Auteur d'un doublé en première période, Drmic a su pleinement saisir sa chance. Le choix de miser sur lui au Brésil s'impose comme une évidence. Haris Seferovic et Eren Derdiyok, deux hommes en mal de temps de jeu, sont largués alors que Mario Gavranovic n'a pas vraiment le profil pour jouer à la pointe du 4-2-3-1 d'Ottmar Hitzfeld.

Drmic a frappé pour la première fois à la 33e minute en exploitant un ballon perdu par Pranjic pour ajuster Subasic. A la 41e, il était cette fois parfaitement lancé par Von Bergen pour crucifier à nouveau le portier de l'AS Monaco. Deux buts inscrits par un attaquant opportuniste en pleine confiance. Ottmar Hitzfeld n'en demandait pas tant.

Olic dans un grand soir

Ces deux buts n'ont toutefois pas suffi aux Suisses pour l'emporter. A l'image de Drmic, Ivica Olic fut également dans un grand soir. A la 39e, le vieux renard de Wolfsburg exploitait une erreur de Von Bergen dans un duel aérien pour battre Benaglio. A la 54e, il égalisait pour la seconde fois en prenant le meilleur sur Lichtsteiner avant de croiser parfaitement sa frappe.

Avec Xherdan Shaqiri finalement titulaire, la Suisse témoigna d'un tranchant remarquable en première période. Avant le doublé de Drmic, les Suisses furent les plus entreprenants dans une AFG Arena acquise en grande partie à la cause... croate. La vista d'Inler et le tranchant d'un Lichtsteiner pour lequel la notion du caractère amical d'une rencontre n'existe pas leur ont permis de prendre un réel ascendant.

En laissant Luka Modric et Mario Mandzukic sur le banc au coup d'envoi, l'entraîneur Niko Kovac nourrissait sans doute d'autres objectifs que le seul résultat de ce match. Les Croates furent souvent à la peine devant l'allant adverse. Positionné en no 6, Ivan Rakitic peinait à donner le bon ton à une équipe qui avait, faut-il le rappeler, été très largement dominée par la Belgique lors du tour préliminaire de la Coupe du monde.

Xhaka décevant

En seconde période, la Croatie devait parfaitement reprendre la main. Avec l'entrée de Modric et les sorties d'Inler et de Behrami, le scénario de cette rencontre s'écrivait d'une autre manière. La maîtrise était croate et la Suisse n'a dû son salut qu'à la vaillance de Benaglio, Djourou et Von Bergen.

Promu capitaine après la sortie d'Inler, Djourou fut l'une des autres satisfactions de la soirée pour Ottmar Hitzfeld. Le Genevois a dégagé l'assurance qui fut la sienne lors de la première partie de la campagne de qualification. En revanche, Ottmar Hitzfeld peut s'interroger sur la pertinence de laisser Xhaka tenir le rôle du neuf et demi. A la peine avec le Borussia Mönchengladbach depuis le début de l'année, le Bâlois a déçu face aux Croates. L'effacement de son no 10 conduira peut-être le sélectionneur à rappeler Pajtim Kasami, le joueur qui avait tant apporté à cette équipe de Suisse contre la Slovénie et en Corée du Sud.

Les réactions d'Ottmar Hitzfeld

«Le résultat est équitable. Chaque équipe a eu sa mi-temps. La première de l'équipe de Suisse fut vraiment très belle». Ottmar Hitzfeld ne veut retenir que le positif. «Nous avons été vraiment très dangereux en première période, se félicite Ottmar Hitzfeld. Drmic a pu imposer sa vitesse. Il a su saisir sa chance. Il a marqué des points mais bien des choses peuvent encore se produire d'ici la Coupe du monde.»

Le sélectionneur est parfaitement conscient que son équipe a énormément souffert après le repos. «Les Croates ont introduit Mandzukic et Modric. Ils furent beaucoup plus incisifs, poursuit-il. De notre côté, les sorties de Behrami, Shaqiri et Inler ont pesé. La Suisse n'est pas l'Allemagne, l'Espagne, l'Argentine et le Brésil. Elle ne possède pas la même profondeur de banc que ces quatre équipes. Sans Behrami, le match n'est plus le même dans la mesure où Valon est capable de gagner tant de duels...»

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