Formation: la Suisse et le Québec signent un accord inédit
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FormationLa Suisse et le Québec signent un accord inédit

La province canadienne et la Suisse se sont entendus sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. C’est la première fois que la Suisse signe un tel accord avec un territoire extra-européen.

Rémy Hübschi et Sylvie Barcelo au moment de la signature.

Rémy Hübschi et Sylvie Barcelo au moment de la signature.

Twitter/Capture d’écran

Ce mardi, Rémy Hübschi, directeur suppléant du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), et Sylvie Barcelo, sous-ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, ont signé une Entente sur la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles entre la Suisse et le Québec.

C’est la première fois que la Suisse signe un tel accord avec un territoire extra-européen, explique le Conseil fédéral dans un communiqué de presse. Encourager la reconnaissance internationale des diplômes suisses est «l’un des objectifs de la stratégie internationale du Conseil fédéral dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation».

Pour réaliser cet objectif, il faut notamment étendre les accords prévoyant une reconnaissance mutuelle des diplômes avec des pays ayant des systèmes de formation comparables. «Le Québec représente un partenaire idéal puisqu’il partage avec notre pays la langue française, la taille de la population et les structures économiques», estime le Conseil fédéral.

Cinq professions

L’accord signé entre le Québec et la Suisse règle «à quelles conditions les diplômés des deux parties auront accès au marché du travail», poursuit le gouvernement. Dans un premier temps, il porte sur cinq professions:

  • les assistants sociaux

  • les hygiénistes dentaires

  • les techniciens dentistes

  • les techniciens en radiologie médicale

  • les sages-femmes.

De nouveaux accords pourront être signés au fil du temps pour de nouvelles professions, assure le Conseil fédéral. Ces cinq premiers Arrangements de reconnaissance mutuelle règlent ainsi les détails relatifs à chaque profession.

Pour le Conseil fédéral, «l’avantage de ce dispositif est qu’il permet de savoir à l’avance, en principe avant même de débuter sa formation, sous quelles modalités il sera possible d’acquérir une expérience professionnelle au Québec une fois le diplôme obtenu».

De plus, «les établissements de formation suisse renforcent leur visibilité sur l’échelle internationale, et notamment ceux de la formation professionnelle: parmi les cinq professions, on compte deux filières des écoles supérieures (ES) et un certificat fédéral de capacité (CFC)», conclut le Conseil fédéral.

Accord largement soutenu

(comm/aze)

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