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HumeurLa Suisse laisse tomber ses citoyens coincés à l'étranger

La Suisse a-t-elle des ambassades qui ne fonctionnent que par beau temps? La situation actuelle porte à le croire!

par
lematin.ch
Alors que nombre de ses concitoyens sont en difficulté un peu partout dans un monde en chaos, comment Ignazio Cassis justifie-t-il cette fin de non-recevoir dans les ambassades?

Alors que nombre de ses concitoyens sont en difficulté un peu partout dans un monde en chaos, comment Ignazio Cassis justifie-t-il cette fin de non-recevoir dans les ambassades?

istock, Keystone

Depuis la fermeture des frontières sans préavis dans de nombreux pays, des milliers de Suisses se retrouvent piégés à l'étranger. Certains s'en sortent, d'autres pas. Plusieurs contactent les médias pour raconter leur mésaventure, ils sont au Pérou, au Mexique ou aux Philippines. Ce qui interpelle dans leurs témoignages, c'est la réponse systématique que leur font les ambassades suisses: « Rien ».

Situation exceptionnelle

On ne peut rien faire pour vous, débrouillez-vous. La raison est que les gens doivent assumer les conséquences de leur voyage et avoir les assurances adéquates. En temps normal, c'est tout à fait juste, mais la situation actuelle est exceptionnelle, comme dans tous les domaines. La réponse «rien» est incompréhensible pour ces personnes qui se tournent vers le seul endroit, où ils espèrent trouver de l'aide.

Il manque une compagnie aérienne

Pendant ce temps, la France met en place le rapatriement de tous ceux qui veulent rentrer. «Un mécanisme global et mondial pour permettre à nos ressortissants qui le souhaitent de rentrer chez eux», selon les termes officiels. Ici, il faut constater que la France a encore une compagnie aérienne et un réseau dans le monde que n'a pas la Suisse.

Difficilement acceptable

La Suisse a pourtant un magnifique réseau d'ambassades, mais qui semble fonctionner par beau temps pour assister son économie dans les pays hôtes et servir des petits-fours. Elle n'a semble-t-il jamais envisagé un cas de figure où il fallait rapatrier autant de monde. Donc, la réponse est «rien», mais elle est difficilement acceptable…

Un pour tous...

Espérons que le DFAE et son chef Ignazio Cassis réfléchissent à d'autres solutions ces prochains jours. Au moment où tous les partis se rallient à la devise helvétique, «un pour tous, tous pour un», ce «rien», n'est pas une réponse qui peut rester comme telle dans les livres d'histoires.

Eric Felley

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