La Suisse maintient son soutien aux réfugiés de Palestine

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DiplomatieLa Suisse maintient son soutien aux réfugiés de Palestine

Le Conseil fédéral poursuit la contribution de la Suisse à l’UNRWA – l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. 40 millions de francs sont prévus pour 2023 et 2024.

L’agence onusienne distribue notamment de la nourriture au Proche-Orient.

L’agence onusienne distribue notamment de la nourriture au Proche-Orient.

AFP

Lors de sa séance du 2 décembre, le Conseil fédéral a décidé de maintenir son soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). La contribution de la Suisse sera «de 20 millions de francs par année pour la période 2023/2024 (enveloppe totale de 40 millions de francs)», annonce-t-il dans un communiqué de presse.

Cette décision découle du fait qu’il n’y a pas «de solution politique au conflit dans la région». «L’instabilité au Proche-Orient constitue un défi de taille au niveau local et international mais aussi pour la Suisse. Le blocus de longue durée, les hostilités dans la bande de Gaza, la persistance du conflit syrien depuis 2011 et la crise économique au Liban ont des conséquences négatives pour les réfugiés palestiniens», détaille le gouvernement. De ce fait, il estime que l’UNRWA «conserve sa raison d’être et reste un facteur de stabilité».

Ainsi, la contribution helvétique «continuera de servir en premier lieu les programmes de l’UNRWA grâce auxquels les réfugiés palestiniens peuvent avoir accès à l’éducation, aux soins médicaux, aux prestations sociales, à des services de microfinances et à des infrastructures de qualité», conclut le gouvernement.

L’UNRWA

Créée en 1949, «l’UNRWA est l’une des principales organisations multilatérales financées par la Suisse au Proche-Orient», explique le Conseil fédéral. L’organisation joue «un rôle clé pour la création de perspectives pour les jeunes». Ses 710 écoles accueillent aujourd’hui près de 540’000 élèves. L’UNRWA gère aussi 143 centres de santé primaire, utilisés chaque année par environ 3,1 millions de personnes. Elle garantit également «à près de 400’000 réfugiés palestiniens un filet de sécurité sociale sous la forme de nourriture ou d’espèces/bons d’achat», liste le gouvernement.

(comm/aze)

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