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TerrorismeLa Suisse n'aurait pas sa police d'intervention

Berne ne voit pas pour l'instant la nécessité d'étudier la création, au niveau fédéral, d'une police d'intervention.

Le National a rejeté par 178 voix contre 2 un postulat d'Yvette Estermann (UDC/LU) .

Le National a rejeté par 178 voix contre 2 un postulat d'Yvette Estermann (UDC/LU) .

Keystone

La Confédération ne devrait pas mettre sur pied une police d'intervention pour lutter notamment contre la menace terroriste. Le National a rejeté par 178 voix contre 2 un postulat d'Yvette Estermann (UDC/LU) qui réclamait aussi de donner à la police militaire accès à différents fichiers de police.

Après l'attentat contre Charlie Hebdo, la France a mobilisé plus de 80'000 policiers et 12'000 militaires. La Suisse est en revanche sous-dotée. Selon une recommandation de l'ONU, il manquerait 7000 policiers et les cantons n'ont pas l'argent pour augmenter les effectifs, s'inquiète Yvette Estermann.

Elle s'émeut à ce titre de la réduction des effectifs de la police militaire et de la suppression de sa répartition par région. Selon elle, il serait possible de créer une police anti-émeute fédérale prêtant main forte aux cantons en cas de situation extraordinaire.

Mieux collaborer

Le Conseil fédéral ne voit pas pour l'instant la nécessité d'étudier la création, au niveau fédéral, d'une police d'intervention. Plutôt que de créer de nouveaux instruments, il faut miser sur une collaboration efficace et sans faille, notamment au sein du réseau national de sécurité.

La police militaire doit en outre se concentrer sur son rôle au sein de l'armée. Et il serait disproportionné de lui donner un accès généralisé à des banques de données.

Dans la foulée, le National a rejeté sans opposition un autre postulat de Yvette Estermann visant à conserver la répartition actuelle avec quatre centres (Payerne VD, Berne, Sarnen et Mels SG) et créer une loi spéciale pour la police militaire.

Les engagements dans la surveillance des ambassades sont limités à fin 2018. L'armée recherche dès lors des solutions pour éviter de réduire l'effectif des policiers militaires et pour maintenir le réseau dense des postes de police militaire.

(ats)

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