Coronavirus: La Suisse peut résister à la crise, selon le WEF
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CoronavirusLa Suisse peut résister à la crise, selon le WEF

D’après des indicateurs du Forum économique mondial, la Suisse est armée pour faire face aux conséquences de la pandémie.

Le Forum économique mondial (WEF) salue notamment les dispositifs économiques de la Suisse.

Le Forum économique mondial (WEF) salue notamment les dispositifs économiques de la Suisse.

Photo d’archives/Keystone

La Suisse fait partie des pays qui peuvent résister à la crise liée au coronavirus grâce à plusieurs indicateurs, selon le Forum économique mondial (WEF). Mais «aucune nation n’en est sortie indemne», dit-il dans un rapport publié mercredi à Genève.

Le WEF a suspendu cette année son indice annuel sur la compétitivité qui reviendra l’année prochaine. Mais il évalue quels ont été les pays les mieux préparés pour absorber les effets de la crise.

Or, la Suisse est bien positionnée sur plusieurs des indicateurs retenus par le WEF. Il y a quelques mois, un indice dévoilé par le groupe Horizon, constitué d’anciens de l’organisation et de l’ONU, l’avait mise en quatrième place.

En troisième position

Dans ce rapport du WEF sur près de 40 pays, elle est notamment troisième sur la qualité des institutions publiques et sur les politiques du travail et la protection sociale pour affronter les nouveaux défis. Elle est aussi parmi ceux qui sont le mieux préparés pour une économie numérique qui facilite le télétravail. Autre composante, elle a réussi, selon le WEF, à planifier et activer des politiques sanitaires, fiscales et sociales qui ont contribué à mieux diminuer les effets de la crise.

Plus largement, les défis pour une relance durable «ne sauraient être plus élevés», estime le fondateur du WEF Klaus Schwab. Dans les pays riches, les patrons ont observé un resserrement des marchés, une collaboration réduite entre les entreprises ou encore un moins grand nombre de travailleurs qualifiés disponibles sur le marché de l’emploi. Mais ils ont également constaté une plus grande réaction des gouvernements, une meilleure collaboration au sein des entreprises et une plus grande disponibilité du capital-risque.

Un avis partagé par leurs homologues dans les marchés émergents et les pays en développement, les chefs d’entreprise. Ceux-ci ont également mentionné une augmentation des coûts des sociétés liés à la criminalité et à la violence, une réduction de l’indépendance du pouvoir judiciaire ou encore une nouvelle diminution de la concurrence.

(ATS/NXP)

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