Actualisé 10.11.2020 à 16:31

CoronavirusLa Suisse reprend espoir d’avoir un vaccin

Les résultats du vaccin devraient être disponibles dans les mois à venir. D’ici là, la population suisse est appelée à ne pas baisser la garde.

La possibilité fait naître de grands espoirs mais il ne faut pas s’emballer, préviennent les experts de la Confédération.

La possibilité fait naître de grands espoirs mais il ne faut pas s’emballer, préviennent les experts de la Confédération.

KEYSTONE

La situation liée au coronavirus se stabilise, mais il ne faut pas relâcher les efforts. Le but est toujours de soulager le système hospitalier, ont averti mardi les experts de la Confédération. L’annonce lundi de l’efficacité du vaccin de Pfizer apporte beaucoup d’espoir, mais nécessite toutefois «la plus grande prudence».

Les nombres de cas et d’hospitalisations se stabilisent à un niveau élevé, a indiqué Stefan Kuster, chef de la division Maladies transmissibles de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) lors d’un point presse. Il est encore trop tôt pour dire si les mesures prises aux niveaux fédéral et cantonal mènent à un renversement de la tendance.

Le taux de reproduction du virus est de 1,05. M. Kuster sera vraiment optimiste quand ce taux se situera bien en dessous de 1, c’est-à-dire quand le nombre de nouveaux cas diminuera, a-t-il indiqué.

La Suisse comptait mardi 5980 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’OFSP. Cent sept décès supplémentaires sont à déplorer et 243 malades ont été hospitalisés. Le taux de positivité s’élève à 26,09%.

Suffisamment de lits

Malgré la pression sur les hôpitaux, il y a suffisamment de lits libres pour faire face à la hausse des cas. Cela s’explique par le fait qu’on a pu augmenter le nombre de lits à disposition, notamment grâce à l’effort de l’armée. Mais aussi par la réduction ou la suppression d’opérations électives dans certains hôpitaux, a expliqué Andreas Stettbacher, délégué du Conseil fédéral pour le Service sanitaire coordonné.

Actuellement, le pays dispose de 23’305 lits en soins aigus. 16’668 d’entre eux sont occupés, dont 3068 par des patients Covid. La Suisse compte 6637 places en réserve. En soins intensifs, 468 lits sont occupés par des malades atteints par le coronavirus. Il reste 318 places sur les 1109 que compte le pays, a énuméré M. Stettbacher.

Vaccin

L’entreprise américaine Pfizer a annoncé lundi que son vaccin est efficace à 90% contre le Covid-19 léger chez les jeunes adultes. Samia Hurst, vice-présidente de la task force scientifique de la Confédération, a averti que les données de la phase trois ne sont pas encore publiées et que la task force a besoin de connaître plus de détails pour se prononcer sur ce vaccin.

La task force informera la population lorsqu’elle aura obtenu ces informations. Les résultats du vaccin devraient être disponibles dans les mois à venir, a estimé Mme Hurst. D’ici mi-2021, on devrait avoir les résultats scientifiques sur plusieurs vaccins.

«Le développement d’un vaccin n’a pas d’impact sur les mesures» prises par les cantons et la Confédération, a signalé la vice-présidente de la task force. «Ce n’est pas le moment de lâcher les efforts pour freiner le virus.»

Marathon

La «deuxième vague» de la pandémie de coronavirus s’apparente à un marathon. Les mesures prises en octobre montrent leurs premiers effets, a dit le médecin cantonal de Bâle-Ville, Thomas Steffen. Mais ces efforts ne suffisent pas encore. Raison pour laquelle il faut se préparer à maintenir les mesures actuelles durant encore trois ou quatre mois.

Selon lui, la mesure la plus efficace reste la distanciation – ou mieux, la distanciation et le masque. M. Steffen a également plaidé pour le télétravail, même si les entreprises ont élaboré de bons concepts de protection. Et il ne faut pas hésiter à parler de mesures de protection même dans les réunions privées.

M. Steffen a également appelé à écouter son corps et à aller se faire tester en cas de doute. Il a aussi suggéré de prévoir des «îlots» pour se ressourcer mentalement.

Enfin, le Bureau fédéral de l’égalité pour les personnes handicapées (BFEH) a appelé à tenir compte de la situation des personnes en situation de handicap et à leur montrer de la compréhension. Par exemple, le port du masque amène des problèmes particuliers pour ces personnes, comme pour les malentendants qui ne peuvent plus lire sur les lèvres de leurs interlocuteurs.

(ATS/NXP)

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51 commentaires
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Attention

11.11.2020 à 11:05

Regarder le documentaire Hold up. Tout y est. Le virus est bien présent, 2 solutions pour lutter contre lui: lavage ou désinfection des mains et augmentation des moyens des hôpitaux et personnels soignants. Le reste n’est que garniture politico-manipulatoire.

Mamanfaudraaussi1vaccincontrelaragedis

11.11.2020 à 05:46

Tout ce que nous voyons autour de nous devenu réalité a commencé dans l’espace que nous avons entre les deux oreilles censé habiter un cerveau. La même chose compte pour tout les accomplissements humains depuis la nuit des temps. Quand Jules Vernes fut publié, les gens de son époque ne le prenaient pas au sérieux. Ils disaient que c’était de la literature pour ados boutonneux & qu’on iraient jamais sur la lune. Ben, à peine cent ans plus tard l’humain y atterrissait. Ça donne à réfléchir, quand même. Qu’est-ce qui se trouve maintenant d’encore fantaisiste dans le monde qui n’a pas été réalisé par l’humain? Ben, pleines de choses, comme coloniser une nouvelle planète par ex. Mais il y as aussi des trucs beaucoup plus sournois comme une 3ème guerre mondiale ou une "apocalypse zombie" qui voit le jour grâce à un vaccin censé sauver les gens d’un virus qui rôde. Les humains n’en meurent pas, mais, attrapent une sorte de rage qui les rends berzerks (fous de rage) des mois plus tard. J’sors.

Arlette

10.11.2020 à 18:17

N'allez surtout pas à l'hôpital si vous voulez pas être contaminés ,car même les soignants sont positifs et continuent à bosser , on n'y comprend plus rien , y a anguille sous roche Afin de garantir le maintien des activités des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) en cette période de crise sanitaire, la médecin cantonale de Genève a autorisé le personnel soignant qui a été testé positif au Covid-19 à reprendre le travail sous certaines conditions. Ce choix se fait sur une base volontaire.