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AccordsLa Suisse veut remettre à jour le libre-échange

La Suisse ambitionne d'actualiser et d'étendre toute une série d'accords de libre-échange en vigueur depuis de nombreuses années.

Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, secrétaire d'Etat à l'économie.

Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, secrétaire d'Etat à l'économie.

Keystone

La secrétaire d'Etat à l'économie Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch a poursuivi l'objectif d'actualiser et d'étendre les accords de libre-échange conclus par la Suisse lors d'un voyage en Turquie où elle a rencontré le vice-ministre de l'économie.

L'accord de libre-échange avec la Turquie, conclu sous l'égide de l'Association européenne de libre-échange (AELE), remonte à 1992. Il nécessite dès lors une remise à jour, a indiqué Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch en marge d'une visite à Istanbul.

L'accord actuel avec Ankara couvre seulement les marchandises et une partie de la propriété intellectuelle. Les services, les contrats publics, les investissements, le développement durable ou la facilitation du commerce ne sont en revanche pas intégrés.

Du coup, la secrétaire d'Etat a convenu avec le vice-ministre de l'économie turc Mustafa Sever de l'opportunité d'ouvrir des discussions au niveau des experts. Le constat d'une actualisation et d'une extension de l'accord avec la Turquie ne constitue pas un cas isolé.

D'autres pays visés

Parmi les pays concernés, figurent le Canada, la Corée du Sud, Singapour et le Mexique. «Nous essayons de mettre à jour les accords là où les Etats-Unis ou l'Union européenne disposent de meilleurs textes», a expliqué Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch, en poste depuis un peu plus de deux ans.

Mais le déroulement de la procédure n'est pas toujours facile, dans la mesure où la Suisse doit également être prête à effectuer des concessions. «En particulier au niveau des droits de douane à l'importation où nous n'avons tout simplement plus beaucoup à offrir», relève-t-elle.

«Les efforts en vue de conclure des accords de libre-échange avec la Chine, l'Inde, la Russie, le Vietnam ou l'Indonésie nous occupent énormément», note encore Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch. Avec Pékin, une signature pourrait intervenir en juillet à l'occasion de la visite en Chine du ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann.

Points ouverts avec l'Inde

Avec l'Inde, l'état de la négociation n'est pas aussi avancé. «Ici, de nombreux points sont encore ouverts comme l'accès au marché pour les produits industriels et agricoles ainsi que la propriété intellectuelle et le développement durable», dit la secrétaire d'Etat, qui a succédé à Jean-Daniel Gerber.

Pour l'heure, la Suisse s'appuie sur un contingent de pas moins de 27 accords de libre-échange. Le plus important d'entre eux, mais aussi le plus vieux, est l'accord de libre-échange conclu avec l'Union européenne en 1973, lequel règle tout le commerce avec les Vingt-Sept.

(ats)

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