Mali: La Suissesse a pu être enlevée par des djihadistes

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MaliLa Suissesse a pu être enlevée par des djihadistes

La police recherche des informations sur le sort de la ressortissante suisse, prise en otage jeudi à Tombouctou. La piste djihadiste est privilégiée.

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Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a publié une vidéo dans laquelle Béatrice Stockly apparaît. Elle y salue sa famille et y remercie le gouvernement suisse des efforts faits pour la libérer. Elle a été enlevée il y a un an. (10 janvier 2017)

Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) a publié une vidéo dans laquelle Béatrice Stockly apparaît. Elle y salue sa famille et y remercie le gouvernement suisse des efforts faits pour la libérer. Elle a été enlevée il y a un an. (10 janvier 2017)

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Al-Qaïda au Maghreb islamique a diffusé jeudi une vidéo prouvant que la missionnaire suisse est en vie. (Jeudi 16 juin 2016)

Al-Qaïda au Maghreb islamique a diffusé jeudi une vidéo prouvant que la missionnaire suisse est en vie. (Jeudi 16 juin 2016)

Béatrice Stockly, ressortissante suisse enlevée dans la nuit de jeudi 7 au vendredi 8 janvier 2016 à Tombouctou.

Béatrice Stockly, ressortissante suisse enlevée dans la nuit de jeudi 7 au vendredi 8 janvier 2016 à Tombouctou.

AFP

La piste djihadiste, se précisait dimanche dans l'enquête sur l'enlèvement d'une Suissesse à Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, où les autorités reconnaissaient n'avoir aucune information sur son sort. Il s'agit du premier enlèvement d'un Occidental au Mali depuis celui de deux journalistes de la radio RFI, assassinés par leurs ravisseurs le 2 novembre 2013 à Kidal (nord-est).

Les autorités maliennes ne disposent d'aucune information sur le sort d'une ressortissante suisse enlevée dans la nuit de jeudi à vendredi à Tombouctou (nord-ouest), a indiqué le procureur du pôle spécialisé, dans une déclaration diffusée samedi soir.

«On n'a pas de nouvelle depuis l'enlèvement», a répondu le procureur Boubacar Sidiki Samaké, interrogé par la télévision publique ORTM sur d'éventuelles preuves de vie de Béatrice Stockly, une femme d'une quarantaine d'années qui revendique sa foi chrétienne, très impliquée dans les actions sociales.

«Nous avons déjà ouvert au parquet une enquête sous le fait d'enlèvement de personne, en attendant que tous ces éléments soient assez précis et que nous puissions confirmer qu'il s'agit d'un enlèvement de personne ou d'une prise d'otage en relation avec une entreprise terroriste», a-t-il précisé.

Elle vivait depuis plusieurs années à Tombouctou, où elle était revenue s'installer après avoir déjà été victime d'un rapt par des djihadistes en avril 2012.

Pas de revendication

Ce nouvel enlèvement n'a pas été revendiqué, mais la piste djihadiste, est privilégiée, a affirmé vendredi une source militaire malienne, selon laquelle «pour les auteurs, il n'y pas de doute, ce sont les terroristes djihadistes ».

Il s'agit du premier enlèvement d'Occidental au Mali depuis celui de deux journalistes de la radio RFI, assassinés par leurs ravisseurs le 2 novembre 2013 à Kidal (nord-est).

Le Département des Affaires étrangères a confirmé «avoir connaissance de l'enlèvement présumé d'une Suissesse au Mali», rappelant déconseiller depuis 2009 de voyager dans ce pays et avoir de nouveau «fortement découragé» ses ressortissants d'y séjourner après le premier rapt de Béatrice Stockly en 2012.

Cet enlèvement survient après l'assassinat à la mi-décembre dans la même ville de trois personnes, dont un journaliste de la radio chrétienne «Tahanite» (pitié, en langue locale tamasheq) qui émet depuis Tombouctou.

Premier rapt

En 2012, Béatrice Stockly avait été libérée au bout d'une dizaine de jours grâce à une médiation du Burkina Faso. Elle avait été relâchée par le groupe islamiste Ansar Dine, du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, contrôlant alors la cité historique, qu'elle avait refusé de quitter.

Sa libération était intervenue contre le paiement d'une rançon, avaient affirmé plusieurs sources de sécurité. Mais un médiateur burkinabè et un responsable d'Ansar Dine avaient démenti.

Selon un porte-parole du groupe djihadiste, à Tombouctou à l'époque, «la seule condition que nous avons posée est qu'elle ne revienne plus chez nous». «Elle profite de la pauvreté et de l'ignorance de nos enfants», avait-il accusé.

(AFP)

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