Crash d’un JU-52 aux Grisons  - La surveillance de l’OFAC ne présente pas «de déficiences systémiques»  
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Crash d’un JU-52 aux Grisons La surveillance de l’OFAC ne présente pas «de déficiences systémiques»

L’enquête indépendante sur les activités de surveillance de l’Office fédéral de l’aviation civile, commanditée suite au dramatique accident d’avion survenu en 2018 au Piz Segnas, est terminée.

par
lgb
Le crash du JU-52 constitue l’un des pire accidents de l’histoire de l’aviation suisse. 

Le crash du JU-52 constitue l’un des pire accidents de l’histoire de l’aviation suisse.

Police cantonale grisonne

L’enquête indépendante sur les activités de surveillance de l’Office fédéral de l’aviation civile a rendu ses conclusions jeudi. Pour les experts de l’institut aérospatial néerlandais NLR, la surveillance de l’OFAC ne «présente pas de déficiences ni de risques systémiques» nécessitant des mesures immédiates. Cette enquête avait été commanditée par Berne, après la publication du rapport sur le crash meurtrier d’un avion historique JU-52 aux Grisons en 2018, qui avait pointé du doigt des manquements de la part de l’OFAC, dans ce drame. L’institut NLR formule toutefois une série de recommandations pour optimiser le travail de l’Office fédéral.

Aucune mesure immédiate

Le 4 août 2018, le crash d’un JU-52 sur le Piz Segnas aux Grisons avait coûté la vie à 20 personnes, en faisant l’un des pires accidents dans l’histoire de l’aviation suisse. Fin 2020, le Service suisse d’enquête de sécurité avait conclu à une prise de risque des pilotes, qui volaient trop bas, comme cause principale du drame. Le rapport du SESE avait aussi relevé dans ce cas des manquements dans la surveillance de la compagnie Ju-Air par l’OFAC, poussant Berne à lancer une enquête indépendante conduite par le NRL.

Dans leur rapport paru mercredi, les experts du NRL concluent ainsi que la surveillance de l’aviation civile suisse par l’OFAC «ne présente pas de déficiences systémiques et qu’elle répond à des normes élevées en comparaison internationale», rapporte le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). Aucune faille nécessitant une mesure immédiate n’a été identifiée.

Problème de «proximité»

L’institut formule toutefois un certain nombre de recommandations à l’OFAC. Il est ainsi conseillé de «mieux coordonner la surveillance des volets technique et opérationnel», écrit le DETEC, ainsi que de prendre en compte la culture de sécurité d’une entreprise surveillée. Les experts soulignent aussi le problème de la «proximité» qui existe en Suisse entre la surveillance et l’industrie surveillée, et recommande la mise en place d’un dispositif visant à «identifier et éliminer le plus tôt possible» les risques pesant sur une approche critique et indépendante. Le DETEC précise que l’OFAC avait déjà commencé à opérer des changements en ce sens à l’interne, suite à ses propres analyses.

Enfin, l’institut NRL considère que le «Safety Office», mis en place en 2020 par le Secrétariat général du DETEC et surveillant de manière systémique tous les offices du Département, «accroît la visibilité de la question de la sécurité» et met en exergue l’importance de celle-ci.

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