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Droits humainsLa Syrie claque la porte au Conseil des droits de l'homme

La délégation syrienne a quitté la salle du Conseil des droits de l'homme à Genève, peu après le début des débats sur un projet de résolution condamnant les violations des droits de l'homme.

Depuis le début des manifestations contre le régime en mars 2011, plus de 7600 personnes ont été tuées dans les violences en Syrie.

Depuis le début des manifestations contre le régime en mars 2011, plus de 7600 personnes ont été tuées dans les violences en Syrie.

AFP

Faysal Khabbaz Hanoui, l'ambassadeur syrien a dénoncé l'organisation «illégitime» d'une réunion spéciale sur la situation en Syrie.

«Considérant que le véritable objet de cette session est d'attiser la flamme du terrorisme dans mon pays, ma délégation déclare son retrait de ce débat stérile», a affirmé le représentant syrien auprès de l'ONU à Genève, Faysal Khabbaz Hanoui. Il a ensuite quitté la salle avec sa délégation.

L'ambassadeur avait auparavant écouté les déclarations du président de l'Assemblée générale de l'ONU et de la Haut Commissaire aux droits de l'homme. La Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a exigé mardi devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU un "cessez-le-feu humanitaire immédiat" en Syrie afin de mettre fin aux violences et permettre à l'ONU de venir en aide aux populations.

Adoption attendue

L'adoption à l'issue des débats du projet de résolution sur «l'escalade de graves violations des droits de l'homme et la détérioration de la situation humanitaire en Syrie», déposée par le Qatar, la Turquie, l'Arabie saoudite et le Koweït, ne fait pas de doute.

La Russie, la Chine et Cuba ont exprimé leur hostilité à l'organisation d'un débat urgent sur la Syrie, mais ces pays sont isolés au sein du Conseil.

Le texte déplore la «crise humanitaire» provoquée par «les attaques brutales du régime syrien au cours des 11 derniers mois, tels que l'utilisation de l'artillerie lourde et de chars pour attaquer des zones résidentielles de villes et villages.»

Ces attaques «ont conduit à la mort de milliers de civils innocents, provoqué des destructions massives, contraint des dizaines de milliers de Syriens à fuir et créé d'immenses souffrances au sein du peuple syrien», affirme le document.

Accès des organisations humanitaires

Le texte «condamne énergiquement les violations continues, généralisées et systématiques des droits de l'homme et des libertés fondamentales par les autorités syriennes». Il appelle le régime de Bachar Al-Assad à «mettre fin immédiatement à toutes les violations des droits de l'homme et attaques contre les civils.»

La résolution lui demande d'«autoriser un accès libre et sans entrave à l'ONU et aux agences humanitaires pour procéder à une évaluation complète des besoins à Homs et dans d'autres régions et de permettre aux humanitaires de distribuer des secours vitaux aux civils touchés par les violences, en particulier à Homs, Deraa, Zabadani et dans d'autres régions assiégées par les forces de sécurité syriennes.»

Le texte insiste sur la nécessité «de répondre d'urgence aux besoins humanitaires» de la population. Il dénonce «le manque d'accès à la nourriture, aux médicaments de base et au carburant, ainsi que les menaces et actes de violence à l'encontre du personnel médical, des patients et installations sanitaires.»

(ats)

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