16.02.2014 à 11:21

Grande-BretagneLa Tamise menace toujours les habitations

Des localités déjà inondées par la Tamise s'attendaient dimanche à une nouvelle montée des eaux après avoir essuyé une tempête qui a déjà fait trois morts et privé d'électricité des milliers de foyers en Grande-Bretagne.

1 / 13
Une femme a été tuée et un homme blessé vendredi soir à Londres par l'effondrement partiel d'un immeuble sur leur véhicule. (15 février 2014)

Une femme a été tuée et un homme blessé vendredi soir à Londres par l'effondrement partiel d'un immeuble sur leur véhicule. (15 février 2014)

AFP
A Newhaven, le phare est battu par les vagues. (15 février 2014)

A Newhaven, le phare est battu par les vagues. (15 février 2014)

AFP
C'est maintenant en barque que l'on se déplace dans le village de Datchet, au sud de l'Angleterre. (12 février 2014)

C'est maintenant en barque que l'on se déplace dans le village de Datchet, au sud de l'Angleterre. (12 février 2014)

Reuters

La Tamise pourrait atteindre localement ce week-end des niveaux record.

Samedi la tempête Ulla a frappé durement: 115'000 foyers privés d'électricité entre le Royaume-Uni et la France, fortes perturbations dans les transports et glissements de terrain.

Le Premier ministre britannique David Cameron a visité samedi Chertsey, un village à l'ouest de Londres, où les soldats aident les habitants à se préparer à la montée des eaux en érigeant des barrages de sacs de sable.

«Ce que nous ferons dans les prochaines 24 heures est vital, car malheureusement le niveau du fleuve va encore monter. Chaque sac de sable, chaque maison protégée, chaque barrière anti-inondation, chaque maison protégée peut compter beaucoup», a-t-il dit.

Interrogé une nouvelle fois par la presse sur le retard pris par les autorités britanniques pour intervenir, David Cameron a assuré qu'il allait «tirer les leçons» de la crise le moment venu.

Le leader de l'opposition travailliste Ed Miliband a mis en cause le changement climatique à l'origine de ces intempéries. Il a appelé le gouvernement à considérer le réchauffement de la planète comme une «question de sécurité nationale», dans une interview publiée dimanche par le journal The Observer.

Portugal aussi touché

En France, environ 30'000 foyers étaient encore sans courant samedi soir en Bretagne, selon Electricité Réseau Distribution France (ERDF), qui avait réussi auparavant à le rétablir chez quelque 85'000 usagers initialement plongés, eux aussi, dans le noir.

La ligne de chemin de fer Brest-Quimper devait en principe rester fermée ce week-end, des dizaines d'arbres étant tombés sur la voie.

Au Portugal aussi, des vents violents et des chutes de neige ont entraîné samedi l'annulation de plusieurs vols et la fermeture d'une dizaine de routes de montagne sur l'archipel de Madère, ont indiqué les services de secours.

(ats/afp)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!