Coronavirus en Suisse: La task force Covid-19 se défend d’être trop alarmiste
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Coronavirus en SuisseLa task force Covid-19 se défend d’être trop alarmiste

Leur mise en garde répétée sur un risque de surcharge des hôpitaux a notamment permis de faire ralentir le temps de doublement des nouveaux cas de coronavirus. L’OFSP veut de nouvelles directives pour les tests rapides.

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ATS/NXP
Anne Levy, directrice Office fédéral de la santé publique OFSP, prend la parole aux côtés de Martin Ackermann, président de la Task Force nationale COVID-19 Science, Thomas Steffen, médecin cantonal Basel-Stadt, membre du conseil d'administration de l’Association des médecins cantonaux, et Stefan Kuster, Responsable des maladies transmissibles, Office fédéral de la santé publique OFSP, à partir de la gauche, lors d’un point de presse sur le coronavirus avec des experts fédéraux le vendredi 6 novembre 2020 dans la médiathèque du Bundeshaus à Berne.

Anne Levy, directrice Office fédéral de la santé publique OFSP, prend la parole aux côtés de Martin Ackermann, président de la Task Force nationale COVID-19 Science, Thomas Steffen, médecin cantonal Basel-Stadt, membre du conseil d'administration de l’Association des médecins cantonaux, et Stefan Kuster, Responsable des maladies transmissibles, Office fédéral de la santé publique OFSP, à partir de la gauche, lors d’un point de presse sur le coronavirus avec des experts fédéraux le vendredi 6 novembre 2020 dans la médiathèque du Bundeshaus à Berne.

KEYSTONE

La task force Covid-19 du Conseil fédéral se défend dans la SonntagsZeitung des accusations d’alarmisme excessif sur la situation sanitaire en Suisse. Elle a averti à plusieurs reprises ces dernières semaines d’un risque de surcharge des hôpitaux en raison de l’afflux de malades du Covid-19.

Si la situation est critique dans les hôpitaux romands, il reste plusieurs centaines de places de libres sur les 1400 lits des unités de soins intensifs du pays. Les prévisions de la task force étaient basées sur l’hypothèse que les interventions non urgentes ne seraient pas reportées, explique dans le journal le professeur en système écologique de l’EPFZ Stefan Bonhoeffer, également membre du groupe de travail du gouvernement.

Le temps de doublement des nouveaux cas de coronavirus s’est en outre ralenti, passant de 7 à 8,6 jours, ajoute-t-il. Stefan Bonhoeffer estime enfin que les avertissements de la task force ont permis de détendre la situation.

Critères de qualités pour les tests rapides

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a chargé la Société suisse de microbiologie (SSM) d’établir des critères de qualité pour les tests rapides de détection du nouveau coronavirus et de soumettre les tests à un contrôle indépendant, indique la NZZ am Sonntag, citant Adrian Egli, membre du conseil d’administration de la SSM.

Les directives doivent être publiées lundi par l’OFSP, précise le journal. Selon Adrian Egli, qui est également professeur à l’hôpital universitaire de Bâle, les laboratoires choisis par la SSM disposeront des capacités suffisantes pour mener à bien les analyses. «Au cours des quatre à huit prochaines semaines, une série de tests antigènes rapides de différents fabricants devraient être validés», a-t-il ajouté.

Cette mesure devrait permettre à la Confédération suisse de renforcer sa stratégie de test, car il était jusqu’à présent presque impossible pour les fabricants étrangers de tests d’antigènes d’importer leurs produits en Suisse.

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