14.07.2017 à 11:10

MigrationsLa tension a décru à Côme après l'été dernier

La municipalité et la préfecture ont pris des mesures, comme la création d'un centre d'accueil pour les migrants.

La situation des migrants à la frontière entre la Suisse et l'Italie continue de retenir l'attention.

La situation des migrants à la frontière entre la Suisse et l'Italie continue de retenir l'attention.

Keystone

Il y a une année, la cité lombarde de Côme défrayait la chronique en raison des centaines de migrants qui campaient près de la gare. La situation est moins tendue cet été, selon l'organisation Caritas, mais elle peut évoluer d'une semaine à l'autre.

Les scènes de 2016 ne devraient probablement pas se répéter ces prochains mois, d'après le Diacre et directeur de Caritas à Côme Roberto Bernasconi, interrogé par l'ats. Actuellement, la situation est moins préoccupante qu'à l'été dernier, qui a vu notamment de nombreux mineurs échouer dans cette ville du nord de l'Italie.

Cependant, les capacités de prise en charge atteignent leurs limites. Selon Frontex (agence pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières de l'UE), le nombre de migrants arrivés en Italie au cours du premier semestre 2017 a augmenté de 21% par rapport à la même période de l'année 2016.

Centre d'accueil près de la gare

La municipalité et la préfecture ont pris des mesures: d'une part, la police patrouille régulièrement à la gare, de l'autre, un centre d'accueil a été installé à environ 2 kilomètres de celle-ci. Il est géré par la Croix-Rouge.

En moyenne, quelque 300 personnes y sont hébergées, précise M. Bernasconi. Après un certain temps, elles sont réparties dans d'autres établissements de la région.

Bien que ces derniers mois l'afflux de migrants ait augmenté, cela ne signifie pas nécessairement que davantage d'entre eux essaieront de gagner la Suisse ou l'Europe du Nord. Ces déplacements sont difficiles à comprendre, souligne le directeur de Caritas: parfois, une rumeur évoquant des frontières ouvertes en direction du nord suffit à mobiliser des personnes désespérées.

Manifestations samedi

La situation des migrants à la frontière entre la Suisse et l'Italie, c'est «loin des yeux, loin du coeur», résume la présidente de la Jeunesse socialiste Suisse (JSS) Tamara Funiciello. Avec d'autres membres du parti, elle organise samedi à Côme et Chiasso (TI) des manifestations «pour une politique de l'asile humaine».

Ce n'est pas parce que les migrants ne sont plus aussi visibles que l'année dernière que leurs problèmes ont été réglés, relève Mme Funiciello, au contraire.

(ats)

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