Actualisé 13.09.2016 à 05:28

SyrieLa trêve est en vigueur, des incidents signalés

Le cessez-le-feu négocié par Washington et Moscou doit tenir 7 jours.

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Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

Un accord a été conclu «sous la houlette de la Russie et de la Turquie» pour évacuer les civils et les rebelles à Alep. (13 décembre 2016)

AFP
Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

Les rebelles se sont retirés lundi de six nouveaux quartiers importants d'Alep face à l'avancée de l'armée syrienne rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ils ne sont plus que dans une petite poche dans la deuxième ville de Syrie. La prise d'Alep n'est «plus qu'une question de temps», selon l'OSDH. (12 décembre 2016)

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Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

Plus de de 10'000 civils ont fui les quartiers rebelles d'Alep depuis minuit en raison des violents bombardements. (Dimanche 11 décembre 2016)

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Un cessez-le-feu négocié par Washington et Moscou est entré en vigueur lundi soir en Syrie, lors de leur deuxième tentative depuis le début de l'année de mettre fin à cinq années de bain de sang dans ce pays. Des incidents ont toutefois été signalés.

L'armée syrienne a annoncé la trêve à 19h00 locales (18h00 en Suisse), au moment de son entrée en vigueur, disant que le «régime de calme», d'une durée de sept jours, s'appliquerait à l'ensemble de la Syrie. Elle se réserve le droit de riposter sous toute forme possible à une violation émanant des «groupes armés».

Cette trêve est le fruit d'un accord conclu samedi entre les Etats-Unis et la Russie. Les groupes djihadistes Etat islamique et Djabhat Fateh al Cham, l'ex-Front al Nosra anciennement lié à Al Qaïda, sont exclus du cessez-le-feu.

Profondes réserves

Les autres groupes rebelles en lutte pour renverser le président Bachar al Assad ont décidé de respecter la trêve. Ils ont toutefois exprimé de profondes réserves envers l'accord, a expliqué Zakaria Malahifdji, du groupe insurgé Fastakim, basé dans Alep.

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que l'acheminement d'une aide humanitaire aux habitants d'Alep commencerait sans attendre.

Becher Haoui, un habitant des secteurs tenus par les insurgés dans cette ville, a déclaré que le calme prévalait depuis l'entrée en vigueur de la trêve, au terme d'une journée de bombardements acharnés. «C'est excellent, mais je n'ai absolument pas confiance dans le régime. Il peut bombarder à tout moment», a-t-il dit à Reuters via une messagerie électronique.

Pas «graves»

Selon des belligérants, le calme a prévalu durant les premières heures de trêve. Des incidents ont néanmoins été signalés au cours de la nuit.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état de frappes aériennes et de bombardements de la part des forces gouvernementales dans les provinces de Hama et d'Alep et de tirs sur des secteurs contrôlés par les rebelles près de Damas. L'OSDH a néanmoins jugé qu'il ne s'agissait pas là de graves violations de la trêve.

Un rebelle dans le secteur d'Alep a déclaré que des avions avaient mitraillé des cibles au nord de la ville. Une source militaire syrienne a pour sa part rapporté que des groupes armés à Alep avaient ouvert le feu sur des immeubles résidentiels et tiré trois obus de mortier sur une zone tenue par les forces gouvernementales en périphérie de la ville.

Violations «ici et là»

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a quant à lui déclaré que les premières informations en provenance de Syrie traduisaient une décrue des violences depuis l'entrée en application du cessez-le-feu. Mais il a souligné devant la presse au département d'Etat qu'il était encore trop tôt pour en tirer une conclusion sérieuse quant à la solidité de la trêve, estimant qu'il y aurait sans aucun doute des cas de violations «ici et là».

(ats)

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