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JO de Londres 2012La troisième mi-temps des «Experts», une sacré bande de bargeots

Comme ils l'avaient déjà fait lors de leur titre olympique en 2008, à Pékin, les handballeurs français, surnommés les «Experts», ont démonté en direct un plateau télévisé. Mais cette fois, ils risquent fort de devoir payer l'addition.

L'équipe de France de handball masculine, à nouveau championne olympique, a détruit un plateau (vidéo ci-dessus) lors de son passage dans une émission de L’Equipe TV, après son titre remporté dimanche à Londres, lors d’une troisième mi-temps qui a «dépassé» les «limites», regrette la chaîne de télévision.

«Je pense que les limites ont été dépassées, notamment de la part de Claude Onesta», l’entraîneur de l'équipe, a déclaré Benoît Pensivy, directeur de la rédaction de L’Equipe TV.

«Ils s’en seraient tenus à mettre le bazar, ce n’aurait pas été grave, on s’y attendait. Les joueurs sont arrivés pour mettre joyeusement le bordel dans l'émission, mais sans esprit agressif. En revanche, je suis très surpris du côté règlement de compte de Claude Onesta qui a été l’initiateur du démontage du truc», a-t-il ajouté.

Sur les images télévisées, le sélectionneur, qui entretient des relations houleuses depuis des semaines avec le journal L’Equipe, membre du même groupe que L’Equipe TV, amorce le démontage de la table du plateau, suivi notamment par Nicolas Karabatic, dans une ambiance de 3e mi-temps arrosée.

«Effectivement, les studios ont été secoués, on s’en excuse, c'était dans l’euphorie de la victoire», a réagi le directeur technique national Philippe Bana, alors que Claude Onesta n’a pas pu être joint par l’AFP.

«Il n’y a pas eu de dégâts ou ils ne nous l’ont pas fait savoir. Sur Canal+, à Pékin en 2008, ils l’avaient beaucoup mieux pris quand on était passé au moment du démontage du studio», a-t-il ajouté.

Interrogé sur cet épisode par l’AFP, Nicolas Karabatic a, lui, ironisé: «On a fait des dégâts sur les sportifs, mais sinon rien de grave. On en profite, on fête juste ça. On se laisse un peu aller».

«Il y a quand même préjudice financier. La table coûte très chère», a cependant précisé Benoît Pensivy, sans savoir quelles suites seraient données à cet incident.

«Il faut que j’en discute avec ma direction. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a une facture à régler», a-t-il seulement ajouté, précisant que, outre la table principale, des décors ont également été détruits.

En 2008, lors des Jeux de Pékin, les handballeurs avaient déjà fêté leur titre de façon similaire dans le studio de Canal+ (Vidéo ci-dessous).

(afp - JCM)

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