26.07.2013 à 12:20

Mohamed BrahmiLa Tunisie est à l'arrêt après un assassinat politique

Les rues de Tunis étaient quasiment désertes vendredi à l'heure d'ouverture des administrations. La majeure partie des vols ont été annulés.

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Le président tunisien, Moncef Marzouki, a appelé à l'«unité nationale» après la mort de huit soldats dans une embuscade. (30 juillet 2013)

Le président tunisien, Moncef Marzouki, a appelé à l'«unité nationale» après la mort de huit soldats dans une embuscade. (30 juillet 2013)

Keystone
Les manifestants tunisiens rassemblés devant le siège l'Assemblée nationale constituante, ont demandé lundi soir la démission du gouvernement. (29 juillet 2013)

Les manifestants tunisiens rassemblés devant le siège l'Assemblée nationale constituante, ont demandé lundi soir la démission du gouvernement. (29 juillet 2013)

Reuters
Les manifestants tunisiens rassemblés devant le siège l'Assemblée nationale constituante, ont demandé lundi soir la démission du gouvernement. (29 juillet 2013)

Les manifestants tunisiens rassemblés devant le siège l'Assemblée nationale constituante, ont demandé lundi soir la démission du gouvernement. (29 juillet 2013)

Keystone

De nombreux vols ont également été annulés en raison de la grève générale, décidée après l'assassinat la veille du député d'opposition Mohamed Brahmi.

Les quelques cafés habituellement ouverts durant le mois de jeûne du ramadan étaient fermés, les marchés étaient très peu animés et plusieurs commerces avaient leurs rideaux baissés. En revanche, le tramway et les taxis assuraient un service minimum ou tournaient à vide à défaut d'usagers ou de clients.

Tous les vols de Tunisair et de sa filiale Tunisair Express ont été annulés vendredi - dont un aller-retour vers Genève - et aucun avion n'a décollé, conformément à l'appel à la grève de la puissante centrale syndicale UGTT, a indiqué une source aéroportuaire.

Selon cette source, les compagnies Air France, Alitalia et British Airways ont également annulé leurs vols depuis et vers Tunis, les techniciens au sol étant en grève, a indiqué cette source.

Grève suivie à Sidi Bouzid

En province, la grève était largement suivie à Sidi Bouzid, ville natale de l'opposant de gauche assassiné et point de départ de la révolte qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011.

Cette ville du centre-ouest du pays est paralysée, à l'exception de quelques points de vente de produits alimentaires, les administrations et les usines ayant largement observé le mot d'ordre de grève.

Des dizaines de personnes étaient rassemblées devant le siège local de l'UGTT à Sidi Bouzid, où des manifestations de colère ont été dispersées par la police jeudi soir, comme dans Tunis.

Fait rare en Tunisie, ce débrayage national est le deuxième depuis le soulèvement de 2011. Le premier avait eu lieu à l'appel de l'UGTT au lendemain de l'assassinat de l'opposant de gauche Chokri Belaïd tué par balles deux jours avant.

(ats)

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