Neuchâtel: La vache fugueuse Isaline cherche des parrains

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NeuchâtelLa vache fugueuse Isaline cherche des parrains

Le bovin sauvé de l’abattoir par la militante animale Tomi Tomek coule des jours heureux, mais sa pension n’est pas gratuite.

par
Vincent Donzé
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Isaline photographiée jeudi 5 novembre.

Isaline photographiée jeudi 5 novembre.

Aurore Lecerf
La vache fugueuse s’est sociabilisée.

La vache fugueuse s’est sociabilisée.

Mouvement OCOHA
Avec le veau Séraphin (à g.) et la doyenne Stéphanie.

Avec le veau Séraphin (à g.) et la doyenne Stéphanie.

Aurore Lecerf

Ses deux semaines de fugue dans une forêt du Val-de-Ruz (NE) avaient ému la population en général et la militante Tomi Tomek en particulier, il y a un an. Promue au rang de star, la vache Isaline a échappé à l’abattoir à la Saint-Valentin, le 14 février dernier. Depuis, elle coule des jours heureux à la ferme de Claudine Sandoz, à Brot-Plamboz, mais sa pension a un coût.

«La solidarité exprimée était extraordinaire», déclare Tomi Tomek, fondatrice l’association SOS Chats. C’est elle qui a racheté à un agriculteur de Savagnier (NE) la vache qui avait pris la clef des champs au moment de remonter dans une bétaillère après une pâture, le 2 novembre 2019.

Ses cornes en faisaient une dominatrice encombrante, mais c’est précisément son esprit de liberté qui plaisait à Tomi Tomek, prête à dépenser 3500 francs pour un animal alors âgé de 1 an et 284 jours.

Séraphin le veau sauvé lui aussi de l’abattoir la suit partout.

Séraphin le veau sauvé lui aussi de l’abattoir la suit partout.

Mouvement OCOHA

«Cette vache rebelle est apprivoisée»

La pension coûte désormais 100 francs par mois. Ce n’est pas cher payé, mais il s’agit de trouver des parrains pour assurer les arrières: vétérinaire, vaccins, clôture… «Pas question d’utiliser l’argent destiné par nos donateurs à nos 106 chats!» précise la fondatrice à Noiraigue de SOS Chats.

À l’étable, Isaline s’entend bien avec Claudine Sandoz. La vache mange dans sa main, mais aussi dans celle d’Aurore Lecerf, bras doit de Tomi Tomek. «Cette vache rebelle est apprivoisée», constate Tomi Tomek. Isaline ne se heurte pas à la doyenne Stéphanie (23 ans). Elle s’entend bien avec le veau Séraphin, qui la suit partout: «Elle est devenue sa mère adoptive», remarque Tomi Tomek.

Un pain ou une pomme: Isaline mange dans la main.

Un pain ou une pomme: Isaline mange dans la main.

Mouvement OCOHA

«Quand on les laisse grandir, les vaches forment une vraie famille», constate Tomi Tomek. Le revers de la médaille, c’est que la fondatrice de SOS Chats passe aux yeux du public pour la pasionaria de toutes les causes animales: «On m’appelle pour sauver ici des vaches ou des moutons, là des poules ou des oies, et même parfois pour faire le taxi vétérinaire…» confie-t-elle.

Tomi Tomek dirige alors ces interlocuteurs vers des fermes ou des sanctuaires. Sa mission première reste féline: «On vient de recevoir des chats agressifs qu’il s’agit d’intégrer à notre refuge», souffle l’infatigable T. T., toujours soutenue par B. B., Brigitte Bardot.

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