Actualisé 23.02.2018 à 09:00

RévélationLa Vaudoise Loane Balthasar, star en devenir

Elle a fait le tour du monde en camping-car avec sa famille. Aujourd’hui, la jeune femme compte bien conquérir la planète grâce à ses talents de comédienne.

par
Julienne Farine

Si le visage de Loane vous dit quelque chose, c’est normal. Cette Vaudoise de 19 ans est l’un des membres de la famille «Sixenroute», ces Vaudois qui sont partis sillonner le monde en camping-car entre 2008 et 2012 et qui ont partagé leur expérience sur leur site et dans un livre. De ses nombreux voyages, des personnes qu’elle a connues sur les routes et de l’expérience qu’elle en a tirée, la jeune femme aurait pu écrire un roman. Elle a préféré se lancer dans la comédie.

Quand elle a choisi de prendre des cours de théâtre, il y a six ans, ce n’était pas parce qu’elle avait toujours rêvé d’être actrice, mais parce qu’elle souhaitait rencontrer des personnes de son âge. «Et puis le chant et la danse, ce n’était pas trop mon truc», avoue-t-elle. Elle a plutôt bien fait. Choisie par la réalisatrice suisse Katharina Wyss pour incarner le personnage principal de «Sarah joue un loup-garou», Loane a reçu le Prix Max Ophüls de la révélation féminine fin janvier à Sarrebruck, en Allemagne. Elle est également nommée au Prix du cinéma suisse dans la catégorie meilleure interprète dans un rôle principal. La cérémonie se déroulera le 23 mars à Zurich. Selon elle, avoir beaucoup voyagé durant son enfance a été une aide précieuse: «Ça m’a permis de me construire sans être influencée par quiconque. Comme je sais qui je suis, je peux me glisser sans problème dans la peau d’une autre.»

Très éloignée de son personnage

Ce qui plaît à la Vaudoise dans la comédie, c’est de pouvoir interpréter une personne très différente d’elle. Et c’est un doux euphémisme de dire que Sarah est éloignée de Loane. L’héroïne du long-métrage est une adolescente tourmentée, hypersensible et dérangeante, dont les relations avec son père (incarné par Michel Voïta) sont compliquées. Tout le contraire de mademoiselle Balthasar, qui respire la joie de vivre et qui a toujours été soutenue par ses parents. «Ils m’ont toujours dit: «Si tu veux le faire et que tu y crois, fais-le», dit-elle.

Le plus beau compliment qu’elle ait reçu d’eux, c’est qu’on ne la reconnaît pas dans le film: «Ça signifie que j’ai réussi quelque chose, que c’est un personnage et non Loane devant une caméra qu’on voit à l’écran.» Après avoir incarné Sarah, la Suissesse souhaite jouer dans une production plus joyeuse et se glisser dans la peau d’une fille «normale». En attendant de décrocher un tel rôle, elle s’est mise en quête d’un agent, en France. «C’est en bonne voie», souffle-t-elle.

Grâce à la présentation de «Sarah joue un loup-garou» aux festivals de cinéma de Venise, de Zurich, de São Paulo et de Séville, Loane commence à acquérir une petite notoriété. «Les gens ne me reconnaissent pas encore dans la rue, mais je me suis fait arrêter dans des festivals par des gens qui voulaient un autographe. Ils avaient des photos imprimées de moi et de ma famille. C’était bizarre», se rappelle-t-elle. D’autant qu’en tournant le film la jeune femme n’avait pas du tout pensé à l’après, aux interviews, à la promotion. Loane Balthasar va devoir s’y habituer.

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