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FootballLa vérité sur Knysna dans «Anelka l’incompris»?

En marge d’un documentaire qui lui est consacré, et qui sort mercredi, l’ancien joueur français revient notamment sur la fameuse Coupe du monde 2010 et son éviction des Bleus.

par
Sport-Center
Nicolas Anelka et Raymond Domenech à Knysna lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Nicolas Anelka et Raymond Domenech à Knysna lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Keystone

Aujourd’hui retraité, Nicolas Anelka (41 ans) est le sujet d’un documentaire («Anelka: l’incompris») retraçant sa carrière et disponible dès ce mercredi à 9 heures sur Netflix.

Dans une récente interview accordée au «Parisien», l’enfant terrible du football français est forcément revenu sur l’un des événements les plus marquants de sa carrière: sa mise à l’écart de l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, après une altercation avec son sélectionneur, Raymond Domenech.

Le journal «L’Equipe» avait publié à l’époque les supposées insultes du joueur à l’encontre de son sélectionneur à la mi-temps du match contre le Mexique, après un désaccord tactique. Nicolas Anelka a toujours nié avoir tenu ces propos.

«L’Equipe» du 19 juin 2010

«L’Equipe» du 19 juin 2010

Keystone

Depuis, l’ancien joueur d’Arsenal et du Paris Saint-Germain a semble-t-il tourné la page et n’en veut pas à Domenech.

«Je n'ai aucune rancœur envers Domenech et sachez qu'avant Knysna, on avait vraiment de très bons rapports, concède Nicolas Anelka. Mais je ne lui ai plus reparlé depuis. Je lui en veux un peu quand sa mère a déclaré publiquement qu'elle n'acceptait pas mes insultes.»

«Lui, il savait que ce n'était pas ça et aurait dû le dire à ce moment. Une parole de mère, ça me touche et là, Raymond aurait dû parler. Mais si on se croisait par hasard, je crois qu'on pourrait discuter», poursuit l’ancien joueur.

«J'ai laissé se raconter une créature Anelka qui n'était pas la réalité»

Nicolas Anelka

Dans les colonnes du «Parisien», Nicolas Anelka évoque également sa relation avec les médias et l’image austère qui lui a collé à la peau durant toute sa carrière.

«Le vrai Anelka, c'est celui qui rigole sur le terrain, se défend le joueur. L'autre n'existe pas. Je n'ai pas eu envie de parler à la presse dès mes débuts de joueur et j'ai accepté d'en payer le prix. Normalement, si on raconte des conneries sur un joueur, il finit par répondre pour rectifier. Moi, je ne le faisais jamais. Je ne démentais rien.»

«Cela m'était indifférent. J'ai laissé se raconter une créature Anelka qui n'était pas la réalité. C'était une sorte de punching-ball qui prenait des coups sans les rendre. La légende du mauvais garçon était facile. Après, c'est vrai que mon caractère m'a incité à faire certaines choses qui ont nourri cette réputation», a finalement justifié le Français.

La lumière sur «l’affaire Knysna»

Le documentaire, auquel Raymond Domenech a participé, promet de faire la lumière sur la désormais célèbre «Affaire Knysna».

«Aujourd’hui, on sait que les mots qui ont été écrits dans la presse en 2010 sont faux, avait expliqué Anelka il y a quelques semaines lors d’une interview sur Instagram. Alors que s'est-il passé cet été-là? J’ai mon film qui sort et il y aura beaucoup de réponses aux descriptions de ce qu’il s'est passé en Afrique du Sud et plus globalement dans ma vie.»

Anelka, qui a notamment joué pour le PSG, Arsenal, Manchester City et Chelsea, a porté 69 fois le maillot de l’équipe de France (14 buts).

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2 commentaires
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maxi

06.08.2020 à 11:32

il a vraiment une gueule sympa Nicolas ...

Von

05.08.2020 à 11:05

mais vraiment, qui s'en fiche ?