Crise de la dette: La vice-ministre grecque des Finances jette l'éponge

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Crise de la detteLa vice-ministre grecque des Finances jette l'éponge

Nadia Valavani a annoncé à Alexis Tsipras, qu'elle démissionnait car elle estime que les mesures d'austérité engageront le pays sur une «voie mortifère».

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cht
Nadia Valavani, ici en janvier dernier, jette l'éponge et quitte le gouvernement Tsipras.

Nadia Valavani, ici en janvier dernier, jette l'éponge et quitte le gouvernement Tsipras.

Keystone

La vice-ministre grecque des Finances Nadia Valavani a annoncé mercredi 15 juillet, dans une lettre adressée au Premier ministre Alexis Tsipras, qu'elle démissionnait du gouvernement. Elle estime que les mesures d'austérité engageront le pays sur une voie mortifère.

Nadia Valavani était chargée au sein de son ministère des questions fiscales et des privatisations. Cette annonce intervient avant le vote crucial qui doit avoir lieu au parlement dans la journée sur le paquet de mesures d'austérité exigé par la zone euro en contrepartie du déblocage d'un troisième plan d'aide à la Grèce.

Rejeter le paquet de mesures

Par ailleurs, la présidente du parlement grec Zoé Constantopoulou, chantre de l'aile gauche du parti au pouvoir Syriza, a demandé mercredi aux 300 députés de la chambre de rejeter le paquet de mesures d'austérité exigé par la zone euro en échange d'un troisième plan d'aide à la Grèce. Elle a précisé qu'elle s'exprimait en qualité de député du parti au pouvoir.

«Ce parlement ne doit pas accepter le chantage des créanciers», a dit Zoé Constantopoulou aux députés avant le vote prévu dans la journée. «Ayant pleinement conscience des circonstances décisives (...), je pense que le devoir du parlement est de ne pas laisser le chantage se concrétiser», a-t-elle ajouté.

Les créanciers doivent respecter les procédures parlementaires, a-t-elle continué en s'élevant contre le délai très court, selon elle, qui a été imposé à l'adoption des mesures d'austérité.

(ats)

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