France: La vice-présidente du parti MoDem inculpée
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FranceLa vice-présidente du parti MoDem inculpée

Marielle de Sarnez est mise en examen dans le cadre d'une enquête sur des emplois présumés fictifs au Parlement européen.

Plusieurs figures du MoDem ont déjà été inculpés dans ce dossier.

Plusieurs figures du MoDem ont déjà été inculpés dans ce dossier.

AFP

L'ancienne ministre française des Affaires européennes Marielle de Sarnez a été inculpée mercredi pour «détournement de fonds publics». Cette mise en examen s'inscrit dans le cadre d'une enquête sur des emplois présumés fictifs d'assistants de députés européens du parti centriste Modem dont elle est vice-présidente.

A l'issue de plus de dix heures d'audition au tribunal de Paris, Marielle de Sarnez a été mise en examen (inculpée) pour le contrat d'une ancienne assistante, a appris l'AFP de source proche du dossier. Concernant les contrats de cinq autres assistants examinés par les juges, elle a en revanche été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

«La procédure lui donne désormais les moyens d'intervenir activement dans l'enquête», ont réagi ses avocats, Pierre Casanova, Christophe Ingrain et Paul Mallet. «Marielle de Sarnez démontrera que l'infraction qui lui est reprochée est sans fondement».

Depuis le 15 novembre, plusieurs figures du MoDem, dont l'ex-eurodéputée et actuelle vice-gouverneure de la Banque de France Sylvie Goulard, l'ancien ministre de la Justice Michel Mercier ou encore le directeur financier du parti centriste Alexandre Nardella, ont déjà été inculpés dans ce dossier. Le président du MoDem François Bayrou est pour sa part convoqué vendredi au tribunal. Le MoDem est un parti allié de La République en Marche (LREM) d'Emmanuel Macron.

Assignés à d'autres tâches

Les juges cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires ont été rémunérés par les fonds du Parlement européen alors qu'ils étaient en réalité affectés à d'autres tâches pour le parti centriste.

L'ouverture d'une enquête préliminaire du parquet de Paris, en juin 2017, avait entraîné la démission de François Bayrou du poste de ministre de la Justice, de même que celles de Marielle de Sarnez du poste de ministre des Affaires européennes et de Sylvie Goulard du poste de ministre des Armées.

Marielle de Sarnez, qui a siégé au Parlement européen de 1999 à 2017, a été mise en cause par plusieurs protagonistes du dossier, dont une de ses anciennes assistantes, Karine Aouadj. Celle-ci affirme n'avoir jamais réellement exercé de tâches liées au Parlement européen et avoir plutôt été son assistante personnelle.

D'autres formations aussi visées

Le MoDem n'est pas la seule formation politique dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au Parlement européen. Des enquêtes similaires ont ainsi été ouvertes pour La France insoumise (LFI, extrême gauche) et pour le Front national (FN, extrême droite), rebaptisé depuis Rassemblement national (RN). Dans le cadre de cette dernière enquête, une vingtaine de personnes, dont la présidente du RN Marine Le Pen, ont été inculpées.

(ats)

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