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Débat sur France 2La vidéo du dérapage entre Marine Le Pen et Mélenchon

Le débat entre la candidate du Front National et celui du Front de gauche a tourné au vinaigre jeudi soir lors de l'émission «Des paroles et des actes» sur France 2.

La candidate du FN à la présidentielle française Marine Le Pen a refusé jeudi soir de débattre directement avec le «petit candidat» du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon sur la chaîne de télévision France 2.

Mais elle est restée sur le plateau, de sorte que les deux adversaires ont fini par s'affronter violemment.

La présidente du Front national (FN) avait annoncé la veille qu'elle se rendrait à l'émission «Des paroles et des actes» mais qu'elle refuserait le débat avec le candidat du Front de gauche, qu'elle qualifie «d'insulteur public».

Quand est venu le moment du débat, le député européen s'est installé sur le siège en face de la dirigeante du FN et lui a posé une première question sur l'avortement (IVG).

Comme prévu, Marine Le Pen a alors attaqué le présentateur David Pujadas et la rédaction en chef de l'émission.

Accusation lancée

«En organisant ce débat vous ne répondez pas aux attentes des Français. Ce débat a été organisé pour une logique commerciale», a-t- elle affirmé.

La dirigeante du FN a ajouté qu'elle ne voulait pas débattre avec un «petit candidat», qui ne serait, selon elle, qu'un «leurre» du candidat socialiste François Hollande.

«Prenez-moi de moins haut s'il vous plait !», a répliqué Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen a ensuite énuméré les insultes lancées depuis le début de la campagne par son adversaire, dont le terme de «semi- démente». «Ça vous laisse une bonne moitié», a ironisé le chef de file du Front de gauche, qui s'est ensuite exaspéré: «Mais quand allez-vous arrêter de parler!».

Mesure évoquée

La présidente du Front national a fini par reconsidérer sa position en mettant deux conditions au débat: que le candidat du Front de gauche s'excuse pour ses insultes et qu'il renonce à appeler à voter pour François Hollande au second tour de scrutin.

«A quelqu'un qui applaudit Robert Brasillach, vous pouvez attendre toute la nuit», a répondu Jean-Luc Mélenchon en évoquant l'écrivain collaborationniste que Jean-Marie Le Pen, le père de la candidate, avait cité dimanche à Lille.

Un peu plus tôt, lors d'un autre débat de l'émission avec Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen avait jugé la polémique sur Robert Brasillach «complètement stérile et parisienne».

«J'ai moi-même cité Robespierre le 1er mai et ça ne fait pas de moi une révolutionnaire sanguinaire!», a-t-elle dit.

Critique récente

La guerre fait rage entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui a promis de chasser la dirigeante FN des usines où elle ne se rend, selon lui, que «quand il y a des caméras».

Mercredi, Marine Le Pen avait reproché à la chaîne publique de lui «imposer de force un adversaire» dans le but «de provoquer un 'clash' qui ferait le 'buzz'».

Elle a rappelé que Jean-Luc Mélenchon l'avait traitée tour à tour de «semi démente», de «chauve-souris», de «barbare», de «fasciste» en promettant de lui «pourrir» sa campagne.

De son côté, la cheffe de file du FN a traité le week-end dernier le candidat du Front de gauche «d'idiot utile du système».

(ats)

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