09.10.2013 à 06:00

Cinéma«La vie d’Adèle»: les dessous des scènes de sexe

Réalisme, simulation, artifices, comment filmer les scènes d’amour? Le point sur un exercice difficile alors que «La vie d’Adèle», bardé de prix et de scandales, sort aujourd’hui.

par
Fred Valet
Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos dans «La vie d’Adèle» d’Abdellatif Kechiche.

Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos dans «La vie d’Adèle» d’Abdellatif Kechiche.

Le sexe fera toujours vendre, le sexe fera toujours scandale, mais le sexe sera toujours filmé différemment. Malgré «Le dernier tango à Paris» en 1972 ou «L’Empire des sens» en 1976, premiers exemples cultes de cul filmé sans retenue, le cinéma n’a toujours pas totalement apprivoisé un art qui se tâte désespérément. Tout montrer? Simuler? Armer les acteurs de prothèses génitales? Engager des doublures corporelles? La preuve avec «La vie d’Adèle» d’Abdellatif Kechiche, Palme d’or 2013, qui débarque aujourd’hui sur grand écran. En plein Festival de Cannes cet été, Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos brisaient le silence (et le secret pour le coup) sur les conditions de tournage «abominables», mais surtout sur le fait que les scènes explicites tant évoquées avaient été simulées. Pire, les deux actrices, comme s’il fallait débarrasser les coulisses du film de toutes tensions sexuelles, avouaient que ce sont en fait des coques moulées pile-poil à leur entrejambe que les spectateurs découvriront sur les écrans. Du faux pour dévoiler du vrai. Du cinéma, en somme.

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