Culture: La Ville de Genève lance sa nuit de la photo
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CultureLa Ville de Genève lance sa nuit de la photo

No'Photo, prévue le 14 octobre, montrera les travaux de près de 45 photographes dans des lieux adaptés aux projections sur grand écran.

Sami Kanaan, conseiller administratif en charge de la culture et du sport à Genève, inaugurera la nouvelle manifestation.

Sami Kanaan, conseiller administratif en charge de la culture et du sport à Genève, inaugurera la nouvelle manifestation.

Keystone

La Ville de Genève lance sa première nocturne de la photographie. No'photo se déroulera le 14 octobre dans divers lieux culturels du centre-ville de 17h00 à 22h00. Gratuit, l'événement explorera principalement l'image projetée sur grand écran.

«Il s'agit d'une nouvelle manifestation dans le contexte genevois. Dans le domaine de la photo, on a un énorme réseau de partenaires de talents, de compétences, de ressources, de collections qui existent et qu'il faut valoriser», a déclaré Sami Kanaan, conseiller administratif en charge de la culture et du sport jeudi devant la presse à Genève.

La manifestation montrera les travaux de près de 45 photographes dans des lieux adaptés aux projections sur grand écran, a ajouté Véronique Lombard, coordinatrice de l'événement. No'Photo offrira un large panorama de la création contemporaine et proposera un focus sur les collections municipales et leurs images qui remonteront le temps.

Migration et droits humains

La migration, les droits humains ou encore les territoires font partie des thématiques de la manifestation. A côté d'une quarantaine de projections, le public pourra découvrir le travail photographique «Genève, sa gueule» de Niels Ackermann au Musée Rath, soit 1500 portraits de Genevois.

A l'affiche également, l'enquête photographique sur les pratiques sportives d'Elisa Larvego dans le parc des Bastions, ainsi qu'une sélection de trois films autour de la photographie aux cinémas du Grütli.

Collaborations multiples

Le programme propose de multiples activités participatives: se faire photographier dans des studios, faire un portrait détourné grâce à une couverture de livre placée devant le visage ou encore faire des selfies d'un genre particulier, plus intimes dans un Bibliomaton.

No'Photo collabore avec des partenaires d'ailleurs «pour un croisement des regards bénéfiques», a relevé Sami Kanaan. Notamment avec les deux événements similaires existants en Suisse romande, la Nuit de la photo de la Chaux de Fonds et la Nuit des images organisée par le Musée de l'Elysée à Lausanne.

Ce dernier présentera «Temporary Shelter, une création inédite en collaboration avec l'artiste Agnès Geoffray. Cette réflexion en images documentera l'échange de prisonniers en Estonie après la Première Guerre mondiale, a expliqué la directice du musée Tatyana Franck. D'autres collaborations ont été mises sur pied, avec la HEAD et le Swiss Press Photo notamment.

Priorité politique

No'Photo s'inscrit dans la politique de soutien à la photographie voulue par Sami Kanaan dès son entrée en fonction. Une nouvelle bourse de photographie documentaire a déjà été créée, ainsi qu'une enquête photographique confiée annuellement à un photographe, a rappelé le magistrat.

La manifestation veut mettre en avant les photographes actifs à Genève, les très importantes collections de la ville. Elle vise aussi à valoriser auprès du grand public ce médium à la frontière entre le documentaire et l'artistique, a détaillé le conseiller administratif.

Le magistrat a lui-même proposé le nom de l'événement. Une référence à plusieurs éléments: le numéro d'inventaire d'une photo, le jeu de mots oral sur «nos» photos genevoises, l'abréviation de nocturne ou encore la contradiction avec l'interdiction courante «No photo».

(ats)

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