Actualisé 01.03.2012 à 18:04

Dépot de bilan de ServetteLa ville de Genève prend acte «avec inquiétude»

Regrettant ce «gâchis», la ville espère que le club trouvera rapidement un repreneur et qu'il puisse sauver sa licence.

Sami Kanaan, Conseiller administratif de Genève en charge du département de la culture et du sport.

Sami Kanaan, Conseiller administratif de Genève en charge du département de la culture et du sport.

Keystone

La ville de Genève «prend acte avec inquiétude» du dépôt de bilan du Servette FC.

«Les signaux d'inquiétude se sont multipliés ces derniers temps», a indiqué Sami Kanaan, conseiller administratif en charge des sports. «Ce n'est donc pas vraiment une surprise. Mais on ne sait pas ce qui s'est passé. Majid Pishyar ne répond plus à nos appels depuis quelques semaines», a-t-il relevé.

La ville et le canton sont intervenus dans les limites de leur rôle en augmentant leur soutien au club. «Nous avons versé chacun une somme de 250'000 francs. Ce demi-million devait financer la formation des jeunes joueurs durant la saison 2011-2012», a rappelé Sami Kanaan.

Devant les nouvelles contradictoires, la ville a gelé en janvier la dernière tranche de 100'000 francs. Et a demandé en partenariat avec le canton un audit de l'association. «Notre relation va devoir être réexaminée», a-t-il poursuivi.

Les délais pour l'envoi du dossier de licence qui permettrait au SFC de jouer l'an prochain sont très courts, au 12 mars a remarqué Sami Kanaan. Il espère néanmoins que le club puisse être sauvé, avant tout pour les Genevois qui se sont réjouis de voir remonter l'équipe en Super League grâce à Majid Pischyar.

Sportivement le club n'a jamais été relégué. Ses problèmes sont provoqués par des questions économiques, comme au temps de Marc Roger. Cela montre la difficulté de maintenir un club en première division, a souligné le chef du Département de la culture et du sport.

Beer essaie de fédérer les volontés

Il existe un petit laps de temps pour examiner les conditions d'une reprise du Servette FC, a souligné le conseiller d'Etat Charles Beer. Il s'emploie désormais à fédérer les énergies autour de cette éventualité.

Un certain nombre de mouvements semblent s'amorcer ici et là en vue d'une reprise. Le but est que les éléments ne s'annihilent pas, mais qu'ils s'additionnent, a déclaré le chef du Département de l'instruction publique, de la culture et du sport.

«J'agis en bons offices, car l'Etat n'a pas à participer à la gestion d'une SA», a-t-il souligné. Le juge prendra une décision la semaine prochaine en fonction des nouvelles qu'il aura ou n'aura pas.

(ats)

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