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Pollution au mercureLa zone contaminée au mercure s'élargit près de Viège

Le canton a élargi le périmètre d'investigation relatif à la pollution au mercure. Les échantillons prélevés sont toujours positifs au mercure, a communiqué mardi l'Etat du Valais.

Le canton du Valais a élargi le périmètre d'investigation relatif à la pollution au mercure.

Le canton du Valais a élargi le périmètre d'investigation relatif à la pollution au mercure.

ARCHIVES, Keystone

La zone contaminée par du mercure dans la région de Viège (VS) grandit au fil des investigations. Deux campings sont concernés. Et une pollution des eaux souterraines avec un solvant a été découverte près de la Lonza.

Le canton a élargi le périmètre d'investigation des terres contaminées par du mercure. Les échantillons prélevés restent positifs, a communiqué mardi l'Etat du Valais. Mais les concentrations sont plus faibles et le nombre d'échantillons positifs est moindre.

Les exploitants des deux campings du village de Turtig (VS) devront se résoudre à interdire certains emplacements. Ni tentes, ni jeux d'enfants là où les concentrations de mercure sont trop fortes, a demandé le canton.

Solvant dans l'eau

Autre source d'inquiétudes: la mise en évidence d'une pollution d'eaux souterraines par un solvant. Substance organique incolore et soluble dans l'eau, le 1,4-dioxane est utilisé en grande quantité par la Lonza.

«Mais rien à voir avec les dioxines», rassure Cédric Arnold, chef du service cantonal de la protection de l'environnement. Les concentrations sont élevées à proximité de la station d'épuration des eaux de Viège. Elles sont normales le long du Rhône.

La substance n'affecte pas le réseau d'eau potable de Viège, précise le canton. Seuls deux puits d'eau potable privés ont été interdits. Ils alimentaient deux fermes hors zone à bâtir. La commune a provisoirement raccordé les deux bâtiments au réseau.

Pas de norme

La législation suisse ne fixe aucune valeur limite pour cette substance, précise Cédric Arnold. Mais les concentrations relevées à proximité de la station d'épuration dépassent de plus de dix fois les valeurs recommandées par l'Organisation mondiale de la santé.

L'entreprise chimique Lonza pourrait être à l'origine des rejets de ce produit. Elle en utilise d'importantes quantités comme solvant, dit Cédric Arnold. L'entreprise devra contrôler systématiquement les rejets de cette substance et les diminuer.

Le canton étendra ses analyses des eaux à d'autres régions, le long du Rhône en priorité. Quelques échantillons ont été prélevés ponctuellement à Monthey, sur l'autre site chimique du canton, précise Cédric Arnold: «Pour le moment, rien de comparable».

(ats)

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