09.03.2015 à 15:08

La zone euro exhorte la Grèce à accélérer les réformes

Crise de la dette

Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro ont reproché aux autorités grecques de perdre du temps depuis l'accord trouvé fin février pour prolonger jusqu'à l'été leur programme de financement.

Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, rencontre ses collègues à Bruxelles ce lundi 9 mars.

Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, rencontre ses collègues à Bruxelles ce lundi 9 mars.

Archive, Keystone

Le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a exhorté ce lundi 9 mars la Grèce à aller plus vite dans les réformes. Il a reproché aux autorités du pays de perdre du temps depuis l'accord trouvé fin février pour prolonger jusqu'à l'été son programme de financement.

«Très peu de progrès ont été faits en deux semaines (depuis le dernier Eurogroupe, NDLR), il faut cesser de perdre du temps et commencer à discuter sérieusement», a affirmé Jeroen Dijsselbloem, à son arrivée à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

«L'extension (du programme d'assistance financière) n'est que de quatre mois et l'horloge tourne», a-t-il averti. «Nous sommes prêts à fournir une assistance financière à la Grèce à condition qu'elle fasse des progrès dans l'application du programme», a-t-il également rappelé. «Nous perdons trop de temps», a-t-il encore répété.

Fin février, la zone euro et les créanciers de la Grèce (Commission européenne, BCE et FMI) avaient accordé une extension de quatre mois du programme de financement du pays. La condition était en retour qu'Athènes présente un projet de réformes valide d'ici fin avril, ce qui permettra le déblocage de l'aide en suspens depuis des mois, soit quelque 7 milliards d'euros.

La réunion de l'Eurogroupe de lundi doit faire le point sur les réformes soumises en fin de semaine dernière par le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis. Aucune décision n'est attendue.

Ces mesures «permettent de montrer que les choses avancent, mais ce n'est qu'une partie», a indiqué le ministre luxembourgeois des Finances, Pierre Gramegna. «Tout le monde est conscient qu'il faut agir vite (...), il vaut mieux agir vite que parler beaucoup», a-t-il aussi ajouté.

(AFP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!