France - L’abstention bat toujours des records au second tour des élections régionales
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FranceL’abstention bat toujours des records au second tour des élections régionales

Tout comme le premier tour, ce second tour n’a pas mobilisé les Français dimanche. Selon les chiffres du Ministère de l’intérieur, ils n’étaient que 27,9% à se rendre aux urnes.

Emmanuel Macron et sa femme Brigitte Macron ont voté dimanche au Touquet, pour le second tour des élections régionales.

Emmanuel Macron et sa femme Brigitte Macron ont voté dimanche au Touquet, pour le second tour des élections régionales.

AFP

Une abstention massive était enregistrée dimanche au deuxième tour des élections régionales et départementales en France, à un niveau quasi identique à celui, il y a une semaine, du premier tour qui s’était soldé par une claque pour la majorité d’Emmanuel Macron et l’extrême droite à dix mois de la présidentielle.

La participation au second tour s’établissait à 27,89% à 17h00, soit un point de plus qu’au premier tour (26,72%) et en chute libre par rapport aux régionales de décembre 2015 (50,54%) et aux départementales de mars 2015 (41,92%), selon les chiffres du Ministère de l’intérieur.

L’abstention est restée quasi identique dimanche à celle du premier tour, le 20 juin dernier: elle se situe entre 64,3 et 65,5% au second tour contre 66,7% au premier tour, selon les estimations d’Ifop Fiducial pour TF1/LCI, Elabe pour BFM/RMC, Opinionway pour CNews, Ipsos pour France Télévisons Radio France et la Chaîne parlementaire. L’institut Harris pour M6 est celui qui donne l’abstention la plus faible à 64,3%.

Déconnexion entre les électeurs et la classe politique

Désamour de la politique? Week-end estival à l’heure où la France se déconfine? Message envoyé pour faire changer les institutions? Les raisons de cette abstention sont diverses.

«C’est un peu tout ça à la fois. On voit se parachever une déconnexion entre les électeurs et la classe politique. Et le contexte sanitaire a fait qu’il y a eu peu d’événements en extérieur, ça a compliqué la communication vis-à-vis de certains publics», selon Jessica Sainty, maîtresse de conférences en sciences politiques à l’Université d’Avignon (Sud).

«Je viens voter, mais ça ne sert à rien», résume à Strasbourg (est) Hugues Hubert, 66 ans, un retraité du secteur du transport, maillot de foot sur les épaules, et dont aucun des trois enfants ne se déplacera. «Voter pour la présidentielle, d’accord, mais pour les départementales, on ne sait rien. Que vont faire les candidats? Aucune idée.»

(AFP)

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