Football: L’AC Milan et la force de la jeunesse

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FootballL’AC Milan et la force de la jeunesse

Le club lombard est en tête de la Serie A à Noël. Une résurrection qui relève autant du miracle que de la fougue d’un effectif largement rajeuni.

Stefano Pioli congratule Theo Hernandez: grâce au but du défenseur français, l’AC Milan va fêter Noël dans le costume du leader.

Stefano Pioli congratule Theo Hernandez: grâce au but du défenseur français, l’AC Milan va fêter Noël dans le costume du leader.

KEYSTONE

C’est un grand d’Europe qui vient de retrouver son trône. L’AC Milan est en tête de la Serie A à Noël, de quoi redonner le sourire aux supporters lombards, eux qui se sont gavés de pain noir au point de ne plus oser croire en de jours meilleurs.

En perdition depuis une petite dizaine d’année, le leader de Serie A peut aujourd’hui se vanter d’être le seul club du Big-5 européen (Espagne, Angleterre, Italie, Allemagne, France) à ne pas avoir perdu un match de championnat cette saison.

Mieux, outre une solidité retrouvée, le Milan AC affiche également des ambitions offensives. Le club lombard a en effet enchaîné un 16e match consécutif en Serie A en inscrivant au moins deux buts, battant un record datant du Torino de 1948.

Si le renouveau du club lombard a surpris la plupart des observateurs, il est d’abord le fait d’un escouade jeune et demandeuse. Revue d’effectif.

Théo Hernandez (23 ans)

Avec sa grinta «génétique», à l’instar de son frère Lucas au Bayern Munich, Théo Hernandez est un élément moteur des récents succès milanais. «Match winner» mercredi soir face à la Lazio – il a inscrit le 3-2 à la 92e – le latéral gauche s’était déjà fait l’auteur d’un doublé contre Parme le 13 décembre (2-2).

C’est bien simple, joueur de champ le plus utilisé par Stefano Pioli (1830 minutes depuis le début de la saison), le Français tire tout le groupe milanais vers le haut.

Gianluigi Donnaruma (21 ans)

Il fait presque partie des meubles, depuis ses débuts en Serie A à 16 ans et 8 mois – record absolu pour un gardien. Mais ce serait vite oublier que sa progression est encore ascendante.

En fin de contrat en juin prochain, celui qui est devenu le titulaire indiscutable en sélection est actuellement en pleine négociation pour prolonger son entente avec le club lombard. Problème, les exigences formulées par son agent Mino Raiola se heurtent pour l’instant à la vision du directeur sportif Paolo Maldini.

Alexis Saelemaekers (21 ans)

Arrivé en provenance d’Anderlecht durant l’été, le milieu offensif belge s’est fait une place dans l’effectif de Stefano Pioli. «Je ne le connaissais pas avant qu'il signe ici, a avoué le coach à son sujet. Il a beaucoup travaillé et il s'est amélioré de jour en jour en montrant une attitude irréprochable.»

À force, le tout frais Diable Rouge – il a fêté sa première sélection avec l’équipe A cet automne – est même devenu un sorte de talisman. Et si le secret de l’invincibilité des Milanais venait de lui?

Sandro Tonali (20 ans)

Repéré à Brecia en Serie B, ce milieu défensif élégant – que les supporters lombards comparent déjà volontiers à Pirlo – est arrivé en prêt à Milan début septembre, en fin de mercato. Depuis, il n’en finit plus d’enchaîner les performances de choix et s’impose peu à peu dans l’entrejeu des Rossoneri.

Début septembre, il a été élu meilleur joueur italien de moins de 21 ans. Nul doute que le club devrait activer son option d’achat estimée à 30 millions d’euros.

Rafael Leao (21 ans)

L’attaquant portugais, arrivé en été 2019 en provenance de Lille, est d’une efficacité implacable. Il l’a encore démontré la semaine passée, en inscrivant le but le plus rapide de l’histoire de la Serie A.

Formé au Sporting du Portugal, réputé pour la finesse de ses techniciens (Cristiano Ronaldo, Nani ou encore Ricardo Quaresma en sont également issus), ce dribbleur instinctif évolue de préférence sur l’aile gauche mais est aussi capable de dépanner dans l’axe.

Bonus: Zlatan Ibrahimovic (39 ans)

Si on parle des jeunes, il faut aussi saluer les «vieux», en charge de bonifier les pupilles. À commencer par Zlatan Ibrahimovic. Blessé depuis fin novembre, et encore incertain pour la reprise début janvier, il avait porté le club en claquant doublé sur doublé en début de saison.

Pour beaucoup d’observateurs, il est la pièce maîtresse du renouveau milanais, apportant son exigence et son implication au quotidien à un effectif jusque-là en manque de repères.

«Son charisme fait la différence, expliquait ainsi Marcel Dessaily. Les jeunes ont un immense respect pour lui, ils ont envie de le suivre.»

C’est vrai que quand Zlatan possède les clés d’un vestiaire, personne n’a envie de faire le malin.

(Sport-Center)

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