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ModeLacoste retrouve un appétit de crocodile

La marque française de vêtements, dont une bonne partie des actions est aujourd'hui détenue par le groupe suisse Maus Frères Holding, a battu en 2011 son record de ventes après trois exercices difficiles.

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Lacoste a battu en 2011 son record de ventes après trois exercices difficiles. La marque française de vêtements, dont une bonne partie des actions est aujourd'hui détenue par le groupe suisse Maus Frères Holding via la société Devanlay, vise à maintenir sa progression d'environ 10% de croissance en 2012, déclare son directeur général Christophe Chenut dans le quotidien «Le Figaro».

L'an dernier, la griffe au crocodile a réalisé 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires, une hausse de 11% après une année 2010 stable. «C'est la meilleure performance de l'histoire de Lacoste, mieux que le 1,56 milliard de 2007», indique M. Chenut.

Créé en 1933 par le tennisman René Lacoste, Lacoste repose désormais sur un éventail de sept licenciés, le principal étant le groupe textile Devanlay qui détient 35% de son capital, le solde du capital étant toujours détenu par les héritiers du fondateur.

Devanlay assure l'approvisionnement de l'activité vêtements (60% du chiffre d'affaires) et maroquinerie (3%) et détient la moitié des boutiques Lacoste.

Chaussures, parfums

La marque au crocodile réalise le solde de ses ventes dans la chaussure (17% du chiffre d'affaires en 2011, sous licence Portland), les parfums (14%, avec Procter & Gamble), les lunettes (2%, avec Marchon), les montres (2%, avec Movado) et enfin le linge de maison (1%, avec Zucchi) et les bijoux (1%, avec GL Bijoux). Cette stratégie de différenciation des produits visait à mieux «segmenter» l'offre pour éviter une ringardisation de la marque.

Par pays, les Etats-Unis sont le premier marché du groupe (15%), devant la France (9%), l'Italie et la Chine (6% chacun), selon les chiffres publiés mardi par «Le Figaro».

Pour 2012, «nous tablons sur une croissance de l'ordre de 10%, malgré l'environnement économique inquiétant», précise M. Chenut. «Les indices depuis le début de l'année sont bons.»

«Le coeur de notre clientèle est la classe moyenne, celle qui grossit le plus vite en Asie et en Amérique Latine. Nous sommes au Brésil et en Chine depuis vingt ans», note cet ancien responsable du journal «L'Equipe», qui souligne aussi que les codes vestimentaires s'assouplissent au travail à travers le monde.

(ats / afp)

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