26.09.2020 à 02:22

États-UnisL’administration Trump prête 5,5 milliards à American Airlines

Le montant de ce prêt accordé par le gouvernement américain à la compagnie aérienne pourrait monter jusqu’à jusqu’à 7,5 milliards de dollars.

Le prêt accepté par American Airlines prévoit l’attribution de «warrants» au Trésor américain, des produits financiers pouvant être convertis en actions.

Le prêt accepté par American Airlines prévoit l’attribution de «warrants» au Trésor américain, des produits financiers pouvant être convertis en actions.

KEYSTONE

American Airlines a finalisé vendredi un prêt de 5,5 milliards de dollars (5,1 milliards de francs) auprès du gouvernement américain. Les compagnies aériennes américaines ont été fragilisées par la pandémie de Covid-19. L’administration de Donald Trump avait annoncé au début juillet s’être mise d’accord avec les principales sociétés du secteur sur les contours d’une aide financière supplémentaire.

Le montant du prêt, détaillé vendredi dans un document envoyé à l’autorité des marchés financiers, la SEC, est finalement plus élevé que celui évoqué alors par American Airlines (4,75 milliards). La compagnie y souligne aussi qu’elle pourrait, sous certaines conditions, emprunter jusqu’à 7,5 milliards de dollars (7 milliards de francs) au Trésor américain.

En échange de «warrants»

Le gouvernement a prévu deux enveloppes de 25 milliards de dollars (23,2 milliards de francs) pour aider les sociétés du transport aérien à faire face à la chute du trafic, l’une prévoyant des prêts à rembourser en échange de contreparties pour le contribuable, l’autre accordant des subventions en échange d’un engagement à ne pas supprimer d’emplois jusqu’au 30 septembre.

Les compagnies étaient réticentes à accepter les prêts, de peur d’avoir à faire trop de concessions. Delta et Southwest ont d’ailleurs décliné cet été cette aide du gouvernement. Le prêt accepté par American Airlines prévoit bien l’attribution de «warrants» au Trésor américain, des produits financiers pouvant être convertis en actions. L’État pourrait ainsi devenir actionnaire minoritaire de la compagnie.

American Airlines s’est aussi engagé à ne pas verser de dividendes et à limiter les rémunérations de certains dirigeants jusqu’à douze mois après le remboursement des prêts. La compagnie a prévenu à la fin août qu’elle devrait licencier 19’000 salariés en octobre, si le programme de subventions n’était pas étendu.

Quand les compagnies s’étaient engagées à ne pas licencier jusqu’au 30 septembre, elles pensaient alors que la situation du trafic aérien se serait nettement améliorée à cette date; or c’est loin d’être le cas. Les patrons de toutes les grandes organisations du secteur plaident depuis plusieurs semaines à Washington pour des aides supplémentaires. Mais les discussions au Congrès restent pour l’instant dans l’impasse.

Le Boeing 737 MAX se rapproche d’une remise en service

Les régulateurs européen et américain ont apporté vendredi des signaux positifs sur le retour prochain dans le ciel du Boeing 737 MAX, qui pourrait revoler en Europe «d’ici la fin de l’année» après avoir passé avec succès plusieurs étapes de certification. Cloué au sol depuis mars 2019 après deux accidents ayant fait 346 morts, l’avion doit obtenir le feu vert de diverses autorités dans le monde. Une série de vols de certification a été effectuée fin juin par l’agence américaine de l’aviation, la FAA, puis plus récemment par les autorités canadienne et européenne.

(ATS/NXP)

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