Environnement – L’adorable ambassadeur 2022 de Pro Natura
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EnvironnementL’adorable ambassadeur 2022 de Pro Natura

L’organisation de protection de la nature a désigné son animal de l’année 2022. Mais chut, la petite bête est encore en hibernation.

par
Vincent Donzé
Masque noir, queue qui se termine par un balai de poils, grandes oreilles: le lérot est reconnaissable entre mille.

Masque noir, queue qui se termine par un balai de poils, grandes oreilles: le lérot est reconnaissable entre mille.

Pro Natura/Frédéric Desmette

Après le WWF qui a salué le gypaète barbu, un oiseau revigoré dans tout l’espace alpin, c’est au tour de Pro Natura de désigner l’animal de l’année 2022, mais il s’agit cette fois du plus menacé.

La plus ancienne organisation de protection de la nature helvétique a choisi le lérot comme ambassadeur des forêts naturelles et des paysages ruraux diversifiés. Le quoi? Le «Eliomys quercinus», un petit rongeur qui se fait rare et qui mérite une meilleure protection.

«Le choix de ce rongeur qui se fait rare illustre aussi les limites de la capacité d’adaptation des espèces animales indigènes face aux modifications profondes de leur habitat», indique aujourd’hui Pro Natura.

L’animal de l’année dort encore profondément. «Cette petite boule de poils au masque à la Zorro hiberne d’octobre à avril dans des cavités d’arbres et des fissures de rochers, mais aussi dans des murs, des bâtiments et des grottes». C’est au printemps que le réveil sera difficile pour un cousin du loir qui n’existe qu’en Europe.

La forêt qui constitue son habitat est menacée. D’ici à 2030, la Suisse souhaite protéger en réserves 10% de la surface forestière, c’est «profondément insuffisant» pour la biodiversité, selon Pro Natura.

Pendant l’hibernation, les lérots perdent près de la moitié de leur poids.

Pendant l’hibernation, les lérots perdent près de la moitié de leur poids.

Pro Natura/Jean-François Noblet

«Le lérot a trouvé un habitat de substitution dans les paysages cultivés traditionnels avec de grands jardins, des pâturages boisés, des haies et de vastes vergers», précise l’organisation. Une capacité d’adaptation qui a ses limites.

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