Sion: L’aérodrome de Sion passe en mains civiles
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SionL’aérodrome de Sion passe en mains civiles

Les jalons sont posés pour le transfert en mains civiles de l'aérodrome de Sion. Un accord a été signé ce mercredi.

Un Airbus A-320 de Airberlin a atterri a Sion le mardi 10 septembre 2013, dans le cadre des procedures de validation en vue d'accueillir ce type d'appareils sur le tarmac sedunois.

Un Airbus A-320 de Airberlin a atterri a Sion le mardi 10 septembre 2013, dans le cadre des procedures de validation en vue d'accueillir ce type d'appareils sur le tarmac sedunois.

Keystone

La base aérienne militaire de Sion se retrouvera en mains civiles dès 2021. Elle restera à la disposition des Forces aériennes comme aérodrome de dégagement dans les cas d«urgence. Au final, le transfert créera plus de postes de travail qu'il n'en supprime.

Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), le canton du Valais et la Ville de Sion ont signé mercredi un accord établissant les étapes du transfert intégral de la base aérienne militaire en mains civiles après 2021. «Il s'agit d'un pas important, même s'il ne répond pas à toutes les questions», a souligné devant la presse Guy Parmelin, chef du DDPS.

Une solution en interne a déjà été trouvée, ou est en passe de l'être, pour la grande majorité des 91 collaborateurs des Forces aériennes et de la Base logistique de l'armée. «Trois d'entre eux seront replacés d'ici fin 2017. Il n'y aura pas de licenciement», a précisé Jean-René Fournier, conseiller aux Etats et président du comité de pilotage stratégique.

Les collaborateurs ont été informés personnellement mercredi de la situation. «Je me rendrai auprès d'eux à l'issue de cette conférence de presse», a ajouté Guy Parmelin.

Police militaire et centre d'apprentissage

L'un dans l'autre, le transfert de la base aérienne en mains civiles entraînera la suppression de 63,4 postes et la création de 127 emplois équivalent plein temps (EPT). Le stationnement de la police militaire dans des locaux de la base aérienne et dans la caserne de Sion créera plus d'une centaine de postes. L'armée reste un employeur important dans la région, a rappelé le chef du DDPS.

La Confédération gérera le centre d'apprentissage des polymécaniciens et ses 32 apprentis jusqu'à fin juillet 2029. Le canton et la Ville de Sion s'engagent à développer ensuite le centre à leurs frais.

66,5 millions de francs de l'armée

Les avions de combat cesseront leur activité à partir de la base valaisanne dès 2018. Sion restera toutefois à la disposition des Forces aériennes comme aérodrome de dégagement dans les cas d'urgence, notamment en raison des bonnes conditions météorologiques qui y règnent généralement.

Le site pourra aussi être utilisé pendant une période limitée, par exemple lors d'un engagement similaire à celui exécuté dans le cadre du World Economic Forum de Davos (GR). Les Forces aériennes paieront un forfait annuel de 300'000 francs pour couvrir l'ensemble des coûts liés à cette utilisation.

La Confédération continuera à entretenir les infrastructures de la base aérienne jusqu'en 2021. D'ici à 2019, elle y investira plus de 13 millions de francs. «Au total, et sans compter la police militaire, l'engagement financier de l'armée jusqu'en 2029 s'élèvera à 66,5 millions de francs», a précisé Oskar Freysinger, chef du Département valaisan de la sécurité et de la formation.

Partenaires satisfaits

Le DDPS, le Conseil d'Etat valaisan et la Ville de Sion sont satisfaits des premiers jalons posés mercredi. «La Confédération a fait preuve d'un grand sens du fédéralisme», a estimé Oskar Freysinger.

En 2013, le DDPS a présenté le concept de stationnement et annoncé la fermeture de la base aérienne de Sion. Le Conseil d'Etat valaisan a alors nommé un comité de pilotage stratégique composé de membres de la Confédération, du canton et de la Ville de Sion.

Son rapport final a été avalisé par toutes les parties. «Pour la deuxième phase à venir, nous invitons le Conseil d'Etat à constituer un nouveau comité pour étudier notamment la gouvernance et le développement de l'aéroport civil», a indiqué Jean-René Fournier.

(ats)

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