La tête dans les étoiles: L’Agence spatiale européenne recrute

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La tête dans les étoilesL’Agence spatiale européenne recrute

Alerte métier de rêve ! L’Agence spatiale européenne lance sa quatrième campagne de recrutement afin de former 4 à 6 astronautes. Mot d’ordre: diversifier ses rangs encore très masculins, et potentiellement ouvrir ce métier aux personnes en situation de handicap physique.

par
lematin.ch
C’est la première fois depuis 2008 que l’Agence spatiale européenne lance une campagne pour recruter des astronautes. Ils sont seulement sept actuellement. 

C’est la première fois depuis 2008 que l’Agence spatiale européenne lance une campagne pour recruter des astronautes. Ils sont seulement sept actuellement.

The Yomiuri Shimbun via AFP

Mieux vaut avoir un CV bien fourni pour postuler, car le métier d’astronaute a beau faire rêver beaucoup de gens, peu sont ceux qui finissent embauchés. Lors de la dernière campagne de recrutement en 2008, ils et elles étaient plus de 8000 à postuler. Seulement 10 ont finalement été retenus.

Le processus de sélection est également long et fastidieux. Il commencera le 31 mars prochain pour se terminer en octobre 2022. Les aspirants peuvent néanmoins compter sur Thomas Pesquet pour leur mettre l’eau à la bouche. L’astronaute français a relayé l’appel à candidature de l’Agence spatiale européenne (ESA) avec déjà un premier conseil pour ses potentiels futurs collègues : « Lancez-vous ! »

Pour ceux et celles qui rêvent d’embarquer direction les étoiles, il s’agit en effet de ne pas rater le début des inscriptions sachant que la dernière fois qu’un tel poste était à pourvoir, c’était il y a… 11 ans.

Recherche «parastronautes»

Visant à initier un « véritable changement générationnel », l’ESA espère bien attirer plus de femmes parmi ses candidatures. Elles ne représentaient que 16% des postulantes lors de la dernière campagne de recrutement. David Parker, Directeur de l’Exploration humaine et robotique à l’ESA compte également offrir plus d’espace aux personnes en situation de handicap: « La diversité au sein de l’ESA ne doit pas seulement tenir compte de l’origine, de l’âge, des antécédents ou du sexe de nos astronautes, mais peut-être aussi des handicaps physiques. Pour faire de ce rêve une réalité, parallèlement au recrutement des astronautes, je lance le projet de faisabilité des parastronautes - une innovation dont l’heure est venue. »

Pour avoir peut-être la chance de côtoyer Thomas Pesquet en orbite, les candidats, âgés de préférence entre 27 et 37 ans, devront passer par 6 épreuves dont le contenu sera précisé mardi prochain. Ils peuvent néanmoins déjà s’attendre à devoir exceller dans divers domaines, qu’ils soient scientifiques, techniques, physique ou encore psychologiques. Le plurilinguisme est également un sacré atout dans la course aux étoiles. Rappelons que Thomas Pesquet parle anglais, espagnol, russe, allemand et même quelques mots de chinois. Autre critère de sélection : être issu d’un des 22 pays membres de l’ESA, qui fête cette année ses 36 ans.

Pour la promotion 2022, l’ESA prévoit également de créer un «corps d’astronautes de réserve» en plus de celui principal. Ils sont aujourd’hui sept, de cinq nationalités différentes: Alexander Gerst et Matthias Maurer (Allemagne), Luca Parmitano et Samantha Cristoforetti (Italie), Thomas Pesquet (France), Timothy Peake (Grande-Bretagne) et Andreas Mogensen (Danemark). Et s’ils étaient vos futurs collègues?

L.T.

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