Coup de gueule: Lalanne risque 5 ans de prison pour appeler l’armée à renverser Macron
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Coup de gueuleLalanne risque 5 ans de prison pour appeler l’armée à renverser Macron

Le chanteur a écrit une tribune dans laquelle il demande que l’actuel président de la France soit «destitué et jugé». Un appel qui est passible de poursuites judiciaires.

Francis Lalanne a écrit une tribune sur le site de France Soir ce vendredi 22 janvier.

Francis Lalanne a écrit une tribune sur le site de France Soir ce vendredi 22 janvier.

imago images/PanoramiC

Il était déjà bien énervé contre le gouvernement. Mais cette fois, Francis Lalanne veut montrer qu’il est opposé à Emmanuel Macron. Vendredi 22 janvier, le site France Soir a publié une tribune du chanteur de 62 ans. L’artiste y appelle à renverser le chef de l’État qui serait «en train de commettre insidieusement un coup d’État au nom de la Covid». Il dénonce l’état d’urgence sanitaire et les confinements successifs. «Le président et son gouvernement s’essuient les pieds sur le Droit Républicain comme sur un paillasson. Ils s’apprêtent à instituer la tyrannie comme un avatar de la République, à l’insu du peuple français», est-il écrit.

Cet appel serait inscrit dans le chapitre 3 de sa tribune titrée: «Appel à la mobilisation des forces armées pour se porter au secours du peuple dans la reconquête de sa souveraineté». Les «plus hauts dignitaires de l’armée française» seraient sommés, par Francis Lalanne, de «faire cesser le trouble social et politique dont souffre depuis trop longtemps la Nation». Sa solution? «Mettre fin à l’exercice du mandat de l’actuel président de la République.»

Il aurait même prévu «l’après-Macron». Une fois que le président de la République sera arrêté par l’armée, Francis Lalanne compterait demander aux militaires de se constituer en «Haute Cour». Le but étant de juger Emmanuel Macron pour «haute trahison».

Une amende de 75’000 euros

Néanmoins, comme le relaye le «Huffington Post», la tribune de l’artiste pourrait lui coûter bien des torts… D’après plusieurs magistrats sur Twitter, de tels écrits seraient passibles de cinq ans de prison et de 75’000 euros d’amende, en vertu de l’article 413-3 du Code pénal sur les «atteintes à la sécurité des forces armées et aux zones protégées intéressant la défense nationale».

Il y est mentionné noir sur blanc: «Le fait, en vue de nuire à la défense nationale, de provoquer à la désobéissance par quelque moyen que ce soit des militaires ou des assujettis affectés à toute forme du service national est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75’000 euros d’amende.»

(LeMatin.ch)

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