Partenariat - L’Amalgame d’Yverdon s’offre un nouveau départ
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PartenariatL’Amalgame d’Yverdon s’offre un nouveau départ

Après des mois de fermeture due à la pandémie, la salle de concert du chef-lieu du Jura-Nord vaudois, soutenue par la Loterie Romande, présente ce soir un premier spectacle. Au menu du folk pop au féminin.

par
Victor Fingal
Le groupe folk Marzella, composé de deux musiciennes, marque la réouverture vendredi soir de L'Amalgame à Yverdon.

Le groupe folk Marzella, composé de deux musiciennes, marque la réouverture vendredi soir de L'Amalgame à Yverdon.

DR

Les conditions sont drastiques, mais le moral est au top. En dépit des strictes mesures sanitaires, L’Amalgame d’Yverdon va réussir vendredi soir à présenter enfin un premier concert. Il sera folk, pop, et entièrement féminin. Au programme, Leoni Leoni, une Bernoise à deux noms qui compose une pop intimiste et raconte en douceur des histoires de notre temps. En deuxième partie, Marzella, un groupe formé de deux auteures-interprètes, multi-instrumentistes et amoureuses d’harmonies vocales donnent une performance 100% made in Switzerland.

«Pour réussir le pari de la réouverture, confie Lauraine Coquoz, responsable de la communication, nous avons dû prévoir deux séances le même soir, l’une à 18h, l’autre à 21h afin de respecter la jauge, limitée à 50 places assises. Quant au bar, il sera fermé. Mais pas de quoi casser l’ambiance, toutes les places sont pratiquement vendues!»

Près de trois décennies déjà que L’Amalgame fait la part belle aux petits et moyens groupes, locaux et internationaux, en privilégiant qualité et découverte musicale. Dans les années 1990, le club s’est fait un nom sur la scène rock et métal. Depuis dix ans, il a étendu sa programmation aux musiques actuelles, rap compris.

«Parmi les groupes que nous avons accueillis, souligne la responsable de la communication, certains connaissent une notoriété internationale. C’est le cas notamment du rappeur français Lomepal, célèbre grâce à ses collaborations avec Caballero et, dans un autre registre, Behemoth, formé en 1991, du pur black et death metal originaire de Pologne. Quant au groupe de rock Dionysos et ses textes surréalistes, il séduit un public de plus en plus large depuis les années 1990.»

La LoRo finance la programmation

En temps normal, plus de 16'000 spectateurs défilent chaque année entre les murs de l’ancienne scierie, reconvertie en espace culturel. Mais L’Amalgame, une association à but non lucratif, ne peut vivre uniquement de la vente des billets. «Nous dépendons de soutiens institutionnels et de dons, dit encore Lauraine Coquoz.

Dans ce contexte, l’aide de la Loterie Romande est particulièrement importante. La LoRo participe depuis plusieurs années au budget de notre programmation. Et elle finance en plus régulièrement des projets spécifiques comme la modernisation de nos infrastructures et de notre plate-forme informatique.»

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