Finance: L’ancien patron UBS a touché 13,3 millions de francs en 2020
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FinanceL’ancien patron UBS a touché 13,3 millions de francs en 2020

Sergio Ermotti, a empoché 13,3 millions de francs suisses en 2020, entre salaire et bonus pour sa dernière année à la tête de la banque, a indiqué ce vendredi, la banque dans son rapport annuel.

Entre bonus et salaire, l’ancien patron d’UBS, Sergio Ermotti, a gagné plus de 13 millions de francs l’an dernier.

Entre bonus et salaire, l’ancien patron d’UBS, Sergio Ermotti, a gagné plus de 13 millions de francs l’an dernier.

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L’ancien patron d’UBS, Sergio Ermotti, a empoché 13,3 millions de francs suisses en 2020, entre salaire et bonus pour sa dernière année à la tête de la banque, a fait savoir la banque dans son rapport annuel publié vendredi. Ce montant englobe un salaire de base de 2,5 millions de francs, auxquels se sont ajoutés un peu plus de 300’000 francs de diverses contributions notamment de retraite, et 10,5 millions de francs de rémunérations variables. Au total, sa rémunération s’est accrue d’un peu plus de 813’000 francs par rapport à 2019.

Le banquier suisse, qui dirigeait la banque depuis 2011, a passé les rênes le 1er novembre, au Néerlandais Ralph Hamers, pour rejoindre le conseil d’administration du géant de la réassurance Swiss Re, dont il doit prendre la présidence mi-avril, à l’issue de la prochaine assemblée générale.

Pour ses quatre premiers mois au sein de la banque, M. Hamers, l’ancien patron de la banque néerlandaise ING, a perçu une rémunération de 4,2 millions de francs, dont 3 millions de rémunération variable. Il avait rejoint la banque, début septembre, pour assurer la transition avant de reprendre officiellement la direction, début novembre.

Hausse des bonus de 24%

Ce montant représente près du double de sa rémunération chez ING qui se montait à 2,01 millions d’euros en 2019. Sa nomination à la tête d’UBS avait été annoncée au lendemain d’un grand remaniement, beaucoup plus agité, chez sa rivale Credit Suisse, éclaboussée par une affaire de filature d’anciens cadres importants de la banque.

Si UBS a pu se prévaloir d’une transition ordonnée, le début du mandat de M. Hamers a cependant été émaillé par un rebond, début décembre, d’une affaire de blanchiment d’argent qui avait secoué la banque néerlandaise. En 2020, l’enveloppe destinée au bonus pour l’ensemble des collaborateurs d’UBS s’est accrue de 24%, pour atteindre 3,3 milliards de dollars.

Malgré la pandémie, la banque suisse a dégagé des résultats en forte hausse, dopés par le courtage et ses activités de conseils dans la banque d’investissement et par la gestion de fortune. La banque avait vu son bénéfice net bondir de plus de 52% à près de 6,6 milliards de dollars, a indiqué UBS, dans son rapport annuel.

(AFP)

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